Merci Didier Robert

Cher Didier,
Le second tour de l’élection pour le renouvellement du Conseil Régional a donné son verdict. L’issue en est donc l’élection de l’équipe de Mme Bello pour diriger la Région. Permettez-moi, mon cher Didier Robert, de vous présenter mes remerciements pour la tâche accomplie à la tête du Conseil sortant . Merci pour les Cases à lire, merci pour l’aide aux étudiants, merci pour la continuité territoriale. Merci de nous avoir évité la plaie de la Maison des Civilisations. Si vous n’aviez pas été présent le taux de participation à ces régionales aurait été d’un niveau beaucoup plus bas. vous étiez le meilleur candidat de la droite quoiqu’en dise vos détracteurs. Merci surtout pour avoir permis la mise en œuvre des travaux de la NRL .
La Nouvelle Route du Littoral (NRL) est, depuis ses débuts, un des sujets brûlants de l’actualité réunionnaise. La mandature de Monsieur Paul Vergès avait imaginé la solution du Tram Train. L’État n’avait pas suivi et les électeurs réunionnais n’ont pas légitimé M. Vergès pour la réalisation de la solution du Tram Train puisqu’ils ont élu Monsieur Didier Robert à la tête de la collectivité régionale pour la mise en œuvre du chantier de la NRL.
Je l’ai déjà écrit par ailleurs, la NRL a été envisagée pour remplacer l’ancienne route du littoral dite route en corniche dont la dangerosité est même chantée dans le folklore local. Cette route est à pied de falaise d’une hauteur de cent mètres au moins. Cet à-pic ne permet pas un traitement normal du talus . Tout technicien sensé aurait dû refuser la construction d’une route dont on ne peut pas traiter le talus. Les conducteurs réunionnais se trouvent donc confrontés à une épée de Damoclès chaque fois qu’ils empruntent cette route. Mais, à mon humble avis, le plus grand risque est à venir, celui d’un éboulement de masse. Pour éviter les chutes de pierre le gestionnaire de la route en corniche se repose sur la pose de filets métalliques. Mais, cette solution ne peut être que précaire.
Cette solution n’empêchera pas la nature d’accomplir son œuvre. La roche va vieillir et se décomposer. Sur cette roche en décomposition va s’exercer le poids des filets dont la conséquence est un tirage intense. Au propre poids des roches et des filets, va s’ajouter celui de toute la végétation qui va s’installer en dessous des filets. Les filaos ou autres végétaux s’affranchiront de l’avis des écolos, du Tribunal administratif, du Conseil d’État et autre Conseil Constitutionnel pour se faire une petite place au soleil sur la falaise en poussant sous les filets. Les filaos ou tout autre arbre placé dans une telle situation jouent un rôle de levier éminemment destructeur sur les sols en place.
Les dégâts sur la circulation vont se mesurer à l’aune de ces diverses composantes et chacun sera libre d’entonner, en mode parodique, la fameuse chanson de Bob Dylan « Who killed Davy Moore ? » Pour couronner le tout les victimes auront droit aux divers lourds filets métalliques de protection comme linceul.
De tous les wannabes qui visaient à prendre le siège occupé par Didier Robert il ne restait que trois ou quatre dont Mme Bello. Tous ces prétendants se disaient favorables à la NRL, chacun avec sa solution plus ou moins douteuse bien entendu. Depuis son élection à la tête de la Région, Didier Robert a mis en chantier la NRL. Il a pu bénéficier pour ce faire du soutien du pouvoir politique, le pouvoir judiciaire ne lui rendant pas la tâche facile. Les deux pouvoirs seraient bien inspirés d’accorder leur violon. Dans le dossier de la NRL, la tonalité des décisions du pouvoir politique a été en mode majeur : c’est la joie, la liesse car le vote démocratique est respecté et le chantier pourra se faire.
La tonalité du pouvoir judiciaire a été plutôt en mode mineur : c’est la déception, la tristesse de voir le vote démocratique contrarié. Le parcours du Président de Région concernant ce chantier n’a pas été une course d’obstacles mais bien une succession de crocs-en-jambe. Un croc-en-jambe de Thierry Robert, Didier tombe pour la première fois. Un croc-en-jambe de la SREPEN (Mme Ardon, qui a fait 1 % à une précédente élection régionale), Didier tombe pour la deuxième fois. Un croc-en-jambe des journalistes allant de Freedom à Imaz Press, Didier tombe pour la troisième fois. Didier a fait aussi bien que Jésus ! Tous ces braves gens vous déclarent la main sur le cœur être pour la NRL. Tous ont tiré à boulet rouge sur l’ancien Président de Région omettant au passage de comprendre que Didier n’était que le mandataire de milliers de réunionnais qui l’ont élu à la tête de la Région pour faire aboutir ce projet. Ce qui revient à la même chose , maintenant que les jeux sont faits, pour Mme Bello. Don’t worry, be happy !
Les adversaires du projet de NRL sont bien entendu les adversaires politiques de Didier Robert. Ils poussent la turpitude à ses dernières extrémités lorsqu’ils font porter le chapeau d’un éventuel échec de la NRL à Didier Robert. « Demi route » aura beau jeu de rigoler Imaz Press. « Bout’d’route aura beau jeu de rigoler M. Montrouge de Freedom. Quelqu’un emporte votre lit et vous accuse de dormir par terre : don’t worry, be happy ! D’aucuns diront que Didier Robert ne représentait qu’une petite partie de la population. La démocratie veut qu’on choisisse un élu pour un programme et cet élu réalise ce programme point à la ligne. Où est sinon la nécessité d’aller voter ? L’argument du tout viaduc ne tient bien entendu pas la route car en cas d’accident sur la structure du viaduc, les secours seront bien contents de disposer de la partie digue pour la mise en place de leur intervention.
Les adversaires de Didier Robert font référence à l’environnement dans leur refus de l’ouverture de la carrière de la Ravine du Trou. Cet argument est évidemment fallacieux. Aucun humain, sauf à être d’une prétention sans borne, ne peut dire ce qui est préférable pour l’environnement et pour l’homme entre laisser la nature faire son œuvre en pourrissant la roche à la longue ou la devancer en cassant la roche stérile et en permettant ainsi l’installation d’une éventuelle meilleure biodiversité. L’inversion du champ magnétique terrestre peut d’ailleurs impacter la biodiversité. La nature en elle-même n’est pas la meilleure amie de l’homme. Il a toujours fallu l’apprivoiser. Cette roche stérile de la Ravine du Trou a d’ailleurs était cassée et détruite pour l’installation de la déviation de l’Etang-Salé-Les-Bains.
Cette roche stérile a d’ailleurs été cassée pour permettre l’installation de plantations lors de la réalisation du programme de rénovation de la forêt de l’Etang-Salé. L’argument choc des défenseurs de la nature de la ravine du Trou est la protection du petit molosse ou Tadaride de la Réunion (Mormopterus françoismoutoui). Ce petit molosse est une chauve-souris. Je l’ai bien connu lorsque j’arpentais encore la forêt de l’Etang-Salé dans l’exercice de mon métier. J’avais mille peines au monde à le dégager de la chambre à coucher de ma Maison Forestière où il prenait un malin plaisir à s’installer au plafond la nuit tombante. Sans doute voulait-il faire ami-ami. Il se mettait alors, en désespoir de cause sous la véranda. Je le voyais souvent suspendu au faîte du Gmelina arborea, une essence que nous avions introduite en certains endroits de la forêt de l’Etang-Salé.
Une maman un peu anxieuse cherchait récemment sur les ondes d’une radio bien connue des réunionnais, une solution pour se débarrasser du petit molosse. Les chauve-souris vivaient cachées, sans même que cette maman s’en rende compte, derrière ses portes et volets avec tous les risques sanitaires. Le petit molosse aurait une action importante sur l’environnement puisqu’il se nourrit d’une grande quantité de moustiques. Si c’est le cas, il ne fait pas bien son boulot puisque la dengue, devenue endémique à l’île, se développe régulièrement de façon exponentielle au désarroi de l’ARS qui massacre alors allègrement les caméléons, libellules (consommatrices de larves de moustiques) et autres abeilles. Bien entendu l’ARS ne tient aucun compte de l’errance animale.
Il arrive que mes chiens soient couverts de moustiques que j’élimine au moyen de ma raquette électrique. Parmi ces moustiques certains sont peut-être porteurs du virus de la dengue. Le chien errant, mamifère au sang chaud, est certainement comme mon chien couvert de moustiques. Rien ne s’oppose à ce qu’il transporte des moustiques porteurs de virus de Saint-Louis à Saint-Pierre et autres localités. Étant donné l’importance de l’errance animale à la Réunion, la dengue trouve là un vecteur des plus sournois. Pour ce qui est du petit molosse il représente un danger potentiel si l’on se réfère à Wuhan et la pandémie de coronavirus dite COVID 19. Une chauve-souris est fortement suspectée d’être à l’origine porteuse du coronavirus.
La ville de Saint-Leu, qui veut lutter contre un soi-disant désastre écologique en relation avec la NRL sera peut-être aux avant-gardes d’un danger sanitaire porté par le petit molosse. Sera-t-il réjouissant d’apprendre que les Saint-Leusiens auront été dans l’obligation de se confiner pour éviter la propagation d’une épidémie dont le virus serait dispersé par une chauve-souris? Ils pourront toujours prier Dieu comme ils l’ont fait pour l’épidémie de choléra en 1859 si Dieu n’a pas déjà trop donné. Sainte Karine intercédera en leur faveur.
La NRL, côté viaduc, rempli bien le rôle qui lui est fixé dès le début : éloigner le danger que représente la falaise sur la circulation. N’en déplaise à Monsieur Bruno Lemaire et autre Reporterre ce viaduc n’est pas une route qui mène nulle part puisque partant d’un point A (Saint-Denis) elle arrive à un point B (la Grande Chaloupe). Les opposants à Didier Robert se gaussent : la partie la plus à risque n’est pas réalisée. Primo, ils en sont en grande partie responsables par leur opposition têtue et sans fondement à l’ouverture de carrières. Secundo arrivés aux responsabilités (pour le plus grand malheur de l’île) il faudra bien qu’ils terminent la NRL. Tertio, se gausser lorsqu’il y a risque, est éminemment indécent. Didier aura au moins un viaduc réalisé selon des moyens qui ont émerveillé les réunionnais. Nous avons encore en mémoire la présence de zourite.
J’ai créé un parti politique : « le Benjoin » ! Le « Benjoin » vaut bien le « Banian » créé par M. SELLY à Saint-Benoît et qui a soutenu Ericka Bareigts lors de ces régionales ! Le banian est un arbre exotique appelé figuier d’Inde dans le langage vernaculaire. C’est donc un arbre communautariste. Le banian agit en ‘misouk’. La minuscule graine germe, lance ses racines destructrices et s’impose en un arbre gigantesque en éliminant l’essentiel des autres végétaux sur une surface consistante. L’ancien hôpital de Saint-Benoît est envahi par les banians. C’est un désastre annoncé. J’ai effectué des semis de banian et de ficus locaux tel le Ficus mauritiana : les résultats sont faramineux, une seule figue pouvant produire jusqu’à deux mille plants.
Le Benjoin est un magnifique arbre endémique des Mascareignes. Dans la signification politique que je lui donne il devient : « Barrière Endémique Naturelle aux Jeux Obscurantistes et aux Infox Nuisibles ». Rien que ça excusez du peu! Parce-que la politique, et on le voit pour la NRL, ou pour l’action du gouvernement Macron, consiste à présent en une suite de désinformations propres à démolir la démocratie républicaine. Les réseaux sociaux et le complotisme détruisent la démocratie.
Le Benjoin, parti politique que j’ai créé, a milité (peut-être mal au vu du résultat) pour la réélection de Didier Robert à la tête de la Région. Didier Robert a accompli ce que ses électeurs attendaient de lui et ce qui n’a pas été fait relève de l’obstruction de ses détracteurs et adversaires politiques au premier rang desquels le petit maire de la Petite Ile j’ai nommé Serge Hoareau. Mais malheureusement, en matière d’action judiciaire, les magistrats ne jugent souvent que sur de faux semblants qu’ils appellent pudiquement ‘intime conviction’. Ironie du sort, ces magistrats se prononcent au nom du peuple, quand le peuple a choisi la face inverse de la pièce. Pleurer parce que la route coûte 1 milliard de plus, mais c’est pour la Réunion mes enfants ! Pleurer parce que ce sont nos impôts, mais la majeure partie des citoyens ne payent pas d’impôts ! Pleurer parce qu’on exploite les andains (?) rocheux, mais les roches, produits de l’épierrage sont enterrées à plus de six pieds sous terre et n’ont plus, de ce fait, aucune utilité pour la protection des sols. Si les andains dits rocheux restaient sur place, il n’y aurait aucune mécanisation possible. Fini le temps où nos pères construisaient des murets avec les roches qui parsemaient leurs terres. Pour couronner le tout les agriculteurs remplacent de plus en plus les champs de cannes par des champs d’ananas, tout cela se faisant en sourdine. Puis peut-être pleurent ils en prétextant que leur plantation de cannes a subi les effets des désastres climatiques. Didier Robert méritait mille fois d’être réélu.
Mme Bareigts ne pourra plus être aux commandes puiqu’arrivée en troisième position au premier tour des régionales. Faut-il considérer que, ministre, elle a apporté beaucoup à l’île de La Réunion ? En quoi mon dieu alors qu’elle n’a été ministre que par protection? Aura-t-elle apporté plus que Raymond Barre qui a pris une décision d’importance en ramenant l’Index de correction des fonctionnaires à sa plus simple expression accentuant en cela l’appauvrissement d’une bonne partie de la classe moyenne? Peut on chiffrer l’apport de la loi d’Ericka Bareigts sur l’égalité réelle ? Quant à Mme Bello qui fait de la politique depuis belle lurette elle a joué pendant des années les ventouses sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Pas beaucoup de lois ou d’amendements qui portent son nom ! Chacun s’exprime en fonction de son vécu.
Je m’exprime donc comme le forestier que j’ai été. Et je peux dire que Mme Bello a discouru longtemps contre la sylviculture du cryptoméria certainement à côté de la plaque lorsque la filière bois revient au devant de la scène et que le bois, d’une façon générale, est considéré comme le matériau d’avenir. En référence à son combat pour les femmes, combien sont mortes en murmurant le nom d’Huguette comme on crie ‘maman’ lorsque l’on meurt soudainement et cela pour avoir cru en son combat ? Le combat pour les femmes est un combat difficile. Rien ne peut interdire un crétin de poignarder sa compagne ou la jeter par une fenêtre. Prétendre le contraire c’est se bercer d’illusions. Quelques adversaires politiques de Didier Robert sont des personnes de peu de considération. Serge Hoareau, de Petite Ile a vendu, non pas son ^droit d’aînesse mais son âme lors de la dernière élection à la présidence du Conseil Départemental.
Il suivait Macron comme un toutou lors de la visite du Président sur l’Ile et a milité pour un vote Mélanchoniste aux européennes. Les anti-européens reprochent souvent l’argent versé par la France à l’Europe comme s’il y avait une certitude que la France aurait fait cet argent hors de l’Union Européenne. Peut-être en faisant fonctionner la planche à billets ? Serge Hoareau ambitionne de devenir président du Conseil Départemental mais ne veut pas de logements sociaux sur sa commune quand tant de familles sont en manque de logement. Pour couronner le tout, avec le président Melchior il a renoncé à la gestion du RSA qui est l’emblème même de l’action sociale qui relève du Département. Quelle lâcheté ! Depuis de Gaulle, j’ai été à tous les combats de la droite. J’ai arrêté avec le bombardement de la Lybie par Sarkozy.
Je ne me sens plus LR avec des têtes comme Morano et Ciotti. Pour couronner le tout, j’ai le plus grand mal à situer MichelFontaine, ci-devant Maire de Saint-Pierre. S’allier avec un gauchiste comme Serge Hoareau alors que cette personne n’a comme ambition que de faire tomber la droite ? Fricoter avec Serge Hoareau pour la présidence de l’association des maires et faire tomber le docteur Fouassin ? Mais pour quelle expertise alors qu’on traverse une période difficile au point de vue sanitaire ? Les Virapoullè se sont entendu avec Serge Hoareau et la gauche à l’élection du président Melchior aux fins de fragiliser Didier Robert. Pour quel résultat ? Est-ce une personne de la droite qui s’est présentée à Saint André contre Jean Marie ? Pour parler de Jean Luc Poudroux je me réfère à l’énigme de l’oiseau tombé du nid. La vache couvre l’oisillon de bouse mais le fait pour son bien en le réchauffant. Le coyote retire l’oisillon de la bouse mais pour mieux le croquer.
Chacun peut imaginer, à sa façon, qui peut être ici la vache de l’énigme, Didier est le petit oisillon et Jean Luc Poudroux la bouse. Si la bouse de l’énigme est censée sauver l’oisillon du froid, Jean Luc Poudroux quant à lui cherche à étouffer Didier Robert son bienfaiteur. Pour une fois, ce sont les coyotes (on les appellera TAK, Fontaine, Vira) qui cherchent à sauver l’oisillon Didier Robert. On aura tout vu. Quand on peut jouer la réconciliation avec André Thien Ah Koon alors on aura mérité mille fois d’être réélu. Peut on parler de Nassimah Dindar ? ARAST, Foyer de Terre Rouge, Code Forestier, il doit faire froid dans le cœur de Mme Dindar. Tout ce qui a motivé Mme Dindar c’est de rester maître dans la politique de l’emploi aux fins de favoriser son parcours politique.
Elle est allée jusqu’à demander la distraction du territoire forestier de la Réunion du Régime Forestier qu’elle estimait « suranné ». C’est bien ce Régime Forestier qui a permis à l’ONF de remettre un bien au Parc National inscrit au patrimoine de l’UNESCO sitôt sa transmission. Quand on voit les alertes récentes sur la disparition probable du palmiste (Acanthophoenix) du mileu naturel, il y a des craintes à avoir.
Aucune erreur reprochée à Didier Robert n’a obéré l’avenir de la Région Réunion. Preuve en est la quantité de postulants au premier tour des élections. La bête serait malade mais tout le monde veut la prendre à son compte. De qui se moque-t-on ? Preuve en est la joie affichée par Mme Bello de prendre la tête d’une Région dont il faut relever les défis. Il aurait été convenable de réélire Didier Robert à la tête de la Région. C’est celui qui avait l’expérience nécessaire pour la maîtrise de la conduite des affaires régionales.


