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Arnaque à la Sécurité sociale: 120.000 euros réclamés à un chauffeur de taxi

Faux bons de transport, horaires de course qui se chevauchent, des patients trop nombreux dans la voiture, permis suspendu : un chauffeur de taxi a été épinglé par la justice.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 4 mai 2021 à 18H23
Nombreux sont les patients transportés par cette entreprise de taxis qui ont indiqué aux enquêteurs que le nombre de trajets que ces derniers évoquaient semblait disproportionné.
Une augmentation de chiffre d’affaire, 242% entre 2013 et 2014, deux fois supérieure à la moyenne régionale ont alerté les services de la CGSS. 
 
A la barre du tribunal correctionnel ce mercredi, le gérant et chauffeur de l’entreprise de taxi concerné s’est insurgé contre ces chiffres et les témoignages de divers patients qu’il a remis en cause. 
 
Entre colère et stupeur, le quinquagénaire a évoqué la jalousie tout en s’empêtrant dans des explications compliquées. 
 
"Je suis pas un escroc"
 
Cependant, les faits simples développés par le tribunal sont têtus. D’autant que Georges, qui s’est réclamé de "la santé de ses patients", conduisait avec un permis suspendu. 
 
A ses côtés, son épouse également inquiétée dans cette affaire pour recel conduisait elle aussi le taxi "pour rendre service". Quand ce n’était pas leur fille qui utilisait son propre véhicule qui n’était pas conventionné. 
 
Malheureusement pour les deux prévenus de 58 et 50 ans, l’enquête a démontré que Georges I. signait lui-même un grand nombre de bons de transport à la place des assurés. 
Un préjudice estimé par la sécurité sociale a 120.000 euros. "Oui, j’en ai inventé quelques uns mais pas tous", a fini par reconnaître le prévenu. 
Des liasses d’attestations avaient d’ailleurs été retrouvées en perquisition à son domicile; toutes portaient la même signature.
 
Une méga activité 
 
Certains transports se chevauchaient d’ailleurs en termes d’horaires. Une anomalie qu’avait relevée le service des fraudes de la Sécurité sociale. 
 
"Il avait signé une convention avec la Sécurité sociale. Il ne pouvait pas se faire payer des transports de patients alors qu’il n’avait pas le permis", a résumé l’avocate de la CGSS. 
"C’est un menteur par omission, pas un escroc", estime l’avocat du prévenu, "les assurés ont été transportés donc il n’y a pas de préjudice pour la Sécurité sociale." 
 
Le tribunal rendra sa décision le 8 juin. 

 

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