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Tourisme aérien: Les habitants ne décolèrent pas

Jean Thévenin prend à nouveau la parole et demande à ce que des mesures soient prises pour limiter le trafic aérien dans les Hauts avant le retour des touristes :
Ecrit par zinfos974 – le lundi 30 novembre 2020 à 13H19

Voici ce qu'on a subi durant des années et qu'on va de nouveau subir dès que les touristes reviendront si on n'a pas changé radicalement l'organisation des survols de loisir et de tourisme sur les CIRQUES (et par extension, les zones habitées sous les trajectoires).
https://www.youtube.com/watch?v=agUa4DqC3Ls

Ce n'est pas une histoire de décibels, mais d'émergence acoustique d'un son nettement audible qui détourne l'attention du paysage sonore, à répétition, durant un temps cumulé énorme. Sans aborder la question du niveau sonore, ce qui se voit très nettement sur un spectrogramme s'entend très nettement par dessus le paysage. La musique du voisin, même moins visible et bien au dessous du niveau relatif des bruits d'aéronef, est déjà à un niveau d'émergence assez marqué pour être identifié par les logiciels de protection des droits d'auteur comme "musique ajoutée"...

Nous avons cru en novembre à l'occasion du CONFINEMENT II métropole, qu'il y avait un "mieux" à CILAOS depuis mi-novembre en PILOTAGE: des hélicoptères passaient sans que le bruit entre dans des maisons fermées (indépendamment du nombre de survols qui était réduit), en particulier pour le modèle dit H130 qui est d'habitude plus bruyant que les écureuils qu'il remplace depuis 2016 surtout, mais déjà en 2014 avec les B4, contre toute attente (cet hélicoptère devait être plus discret, en réalité il a fait exploser la nuisance).

Le fameux "hélicoptère silencieux" n'est effectivement discret que dans des conditions aussi rares que celles où un diesel automobile pollue aussi peu que les normes: quand les conditions de vol sont idéales, sans virage, sans trop de vitesse horizontale, avec un air dense et sec et une atmosphère calme, pas en altitude... C'est tout le contraire à CILAOS où l'air est humide (on est généralement près de la base des nuages), peu dense (-20% déjà à 2000m), chaud (très loin de "l'atmosphère standard"), et turbulent, surtout dès qu'on a passé 8 à 9h en été et que les turbulences thermiques ont démarré, et le comportement acoustique est particulièrement chatouilleux.
Cependant un progrès de pilotage a été constaté et semblait le résultat des échanges entre les collectifs et la DGAC: quand un de ces hélicoptère passait de début novembre au 28 novembre date où ils ont fait preuve de zèle, ça ne faisait du bruit qu'en extérieur, pas dans la maison fermée..

Ils passaient haut, mais surtout en ligne droite sans changer d'altitude. Je l'avais signalé comme un point positif à Mme Cazabat le 26 indépendamment du problème de fond qui est autre et qui semble encore loin d'être résolu.

ET bien on en a eu encore la preuve: un peu de tourisme le week-end du 28 et c'est reparti: un H130 qui fait "la machine à laver en essorage" à 9h30 le 28, puis un autre à 10h15, un écureuil-noir qui a traversé en faisant un grand S au lieu d'être en ligne droite, un avion-blanc moteur à fond pour prendre de l'altitude DANS LE CIRQUE, et le bruit envahissant, MÊME dans la maison FERMÉE... Preuve que dans "l'euphorie" touristique, pourtant relativement réduite en ce moment, tous les codes de bonne conduite disparaissent, au moins transcendés par une minorité, ça casse tout: CE N'EST PLUS POSSIBLE DE TOLÉRER qu'on PRENNE LES HABITANTS POUR DES CONS ET MOINS QUE RIEN... (désolé du vocabulaire, mais c'est le ressenti, ici bas).

Le problème de fond: les lieux de recueillement, de calme, la nature sont envahis trop de temps par le bruit-aérien, qui, même pas bruit fort au point de perturber les habitations, écrase totalement le paysage naturel et détruit ce qui fait en grande partie l'attrait des lieux: avoir LA PAIX dans la nature et pouvoir s'y reposer sans avoir à faire "abstraction" d'une nuisance "urbaine".

Dans le cas des cirques, on subit tout ce qui est le pire: non seulement ça fait plus de bruit, mais ça dure plus de temps, ça résonne à la fois sur les habitants et la nature, cela impacte les vrais randonneurs qui gîtent là et se lèvent tôt en même temps que les oiseaux discrets dans des forêts-primaires, mais en plus, ça perdure encore plus tard en matinée, avec des turbulences qui aggravent le bruit, particulièrement avec les H130 qui sont catastrophiques tard en matinée et en journée, accompagnent cette fois les vrais randonneurs enfoncés loin dans la nature et le relief, plus les promeneurs qui découvrent les abords de CILAOS dans une ambiance de meeting-aérien, empêchent les repos, la sieste, le nourrissage des oiseaux quand les insectes volent, les papangues de profiter des thermiques...., et quand ça se calme c'est une fois que la matinée, voire la journée est consommée et qu'il ne reste plus que le calme sous les nuages, la farine, par temps gris ou la pluie...

Un comportement plutôt méprisant ressenti par les "plaignants" (je parle de moi mais aussi d'autres qui m'ont raconté ce ressenti), est qu'on nous répond qu'on ne peut rien faire parce que la réglementation est respectée, que les hauteurs, l'aéronef sont conformes, que c'est à l'aérologie la faute et même, qu'ON N'Y CONNAÎT RIEN pour qu'on puisse juger de ce qui est normal ou pas, parce qu'on n'est pas pilote... Le drame est pour toute cette population qui subit sans mot dire parce qu'elle n'a pas les mots pour le dire et qui "prend sur soi", "fait abstraction", "se fait une raison", "fait l'habitude", en se disant que c'est "normal", alors que le stress, physiologique, l'accélération du rythme cardiaque, l'irritabilité... se manifestent de toute façon qu'on en soit conscient ou non, question d'ambiance que le bruit engendre sur "le pays"... et qu'on dit cela "normal", avec "tout ce que les hélicos ont rendu comme service"..."nous on y est allé et on n'a pas trouvé que c'est gênant" peuvent nous répondre un pilote, ou un responsable, alors en "civil" venu en touriste terrien sur les lieux...

Quel est le niveau de gêne ressenti par un responsable ou pilote d'hélico qui va exceptionnellement visiter une nature qui n'est pas son lieu de vie, dans un contexte où l'intérêt de son activité habituellement le terrain de jeu de sa passion ou son travail-aérien le rend forcément extrêmement indulgent au bruit de sa propre machine, de ses "copains"....

Le niveau de gêne, quand on cumule, à la louche 600 à 1000 heures de nuisances étalées en réalité sur plus de 1000 heures par an, et qu'on a pour une raison ou une autre un fort attrait voire une dépendance au calme dans la nature, c'est pas comparable. Les pilotes vont dire que eux aussi ils ont besoin de "vivre" et de "passer", que les touristes leurs clients doivent pouvoir "visiter les lieux comme il l'entendent", et défendre leur bifteck les dents déjà plantées dedans après autant d'habitude à la liberté de croître et multiplier sans restrictions autre que "passer trop bas", est inconcevable, d'où l'impossibilité apparente d'avancer sur une cohabitation: ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à partir et le problème sera résolu "pourquoi habitez vous à CILAOS?", "vous devriez aller en Auvergne", "vous devriez habiter Madagascar"... etc... "POURQUOI NE DEMANDEZ VOUS PAS L'INTERDICTION DES VOITURES TANT QUE VOUS Y ÊTES...

Le bruit de la circulation est comparable au bruit des aéronefs seulement dans les zones urbanisées, mais ne prive pas encore à ce point de la nature. Il est à noter que l'attrait de MAFATE est encore très fort dans l'espérance de découvrir un lieu SANS VOITURES, donc sans moteurs, calme et préservé... On se dit bien que tous ces hélicos c'est le ravitaillement pour s'expliquer une pareille invasion, ne pas détruire ce rêve sur place, mais ça devient de moins en moins crédible avec les autogires "de ravitaillement", les "ULM de ravitaillement", "les hélicos qui ne se posent pas", et LE NOMBRE de 50 survols à la suite... On est en train de TUER peu à peu un attrait qui est le but même de cette destination... pour combien de touristes qui en profitent?

Les aéronefs ont cette particularité d'envahir TOUT LIEU PRÉSERVÉ du béton, de la route et des machines, les derniers refuges de calme et de recueillement, le dernier retranchement. On est PRIVÉ du paysage naturel, des lieux de ressourcement, de plus en plus de PARTOUT!

Le problème, c'est qu'on a un concentré et cumulé de la nuisance de survols TOURISTIQUES (appelés à augmenter toujours plus car c'est "jamais assez" dans la logique commerciale) en accord avec cette réglementation qui ne tient pas compte que..

- LES CIRQUES sont un espace fermé, de remparts, le son s'y répercute: survoler au dessus ou à coté d'une zone habitée ne change quasiment rien quant à la pollution sonore sur les habitants et la zone naturelle tant qu'on est dans cet espace fermé.

- L'altitude/sol ne signifie pas grand chose: par rapport à quoi?

- La sensibilité du lieu n'est pas la même: c'est un lieu de villégiature montagnarde, de randonnée, de ressourcement qui ne correspond pas à la même recherche dans sa fréquentation qu'une campagne industrielle parsemée de tracteurs et de voies rapides.

- La biodiversité, mais aussi la DENSITÉ d'oiseaux endémiques dont dépend une partie de la flore est fortement menacée par une pollution sonore réduisant la communication d'oiseaux nullement adaptée aux milieux bruyants en forêt: les oiseaux-la-vierge ne sont pas des moineaux!

 ... L'aérologie!!! on est en zone tropicale, en zone montagneuse, dans UNE CAISSE DE RÉSONANCE, une aérologie parmi les pires qu'on trouve pour voler, et cela est particulièrement catastrophique avec des machines "pointues"... Ces aléas atmosphériques changeaient peu de chose au fonctionnement d'un alouette III mais avec un H130, et particulièrement ce modèle-là, cela transforme un hélicoptère qui pourrait être "discret" en une machine de guerre qui s'annonce à l'approche par de lourdes vibrations et qui est accompagnée de bruit de sirène due aux turbulences de l'anneau entourant le rotor de queue, qui sont manifestes dès lors que l'écoulement au niveau de ce rotor de queue n'est pas laminaire, ou que celui-ci doit corriger avec un fort contre couple le couple de rotor principal: en descente, vol horizontal trop rapide, taux d'incidence des pales élevé ou autre subtilité de "pilotage".

Je désigne par nuisances "anormales" quand un aéronef fait plus de bruit que ce qu'il ferait en "passant simplement sans excès de zèle".

- on ne peut absolument pas se soustraire des nuisances, même complètement fermé (dans mon cas dans une maison pourvue de doubles vitrages + doubles fenêtres + doublage constitué d'agglos à espaces remplis, toit doublé... etc): la nuisance sonore est alors aussi en propagation solidienne, vient par le sous-sol, de la même façon qu'avec un lourd engin de chantier qui roule dans la rue.

- ça réveille des enfants en bas âge, déclenche des jappements de chien...

En général, c'est tolérable pour le samu, ou la gendarmerie qui sont "à fond" pour "la bonne cause".. mais ça reste événementiel.
Le dash 8 aussi est très sonore, mais c'est très bref et pas souvent: il faut quatre passage de dash 8 pour faire le même cumul de bruit qu'un hélicoptère piloté au mieux, par contre, l'extrême inverse est L'AUTOGIRE qui fait autant de bruit que 3 hélicoptères durant 4 fois plus de temps, et avec le tourisme on a affaire à une répétition à des dizaines de fois par jour durant un cumul de 1h à 2h de bruit parfois 3, occupant en fait 6 à 7 heures par répétitions entrecoupées de quelques pauses...

La survenue de ces engins fait systématiquement "monter le son" des sonos, des radios, gêne pour anticiper le trafic routier dans la rue ou sur la route, particulièrement celle d'Ilet à Corde... c'est PAS NORMAL.

Et même si le bruit reste NORMAL (possibilité d'accès au calme enfermé chez soi) il nous reste le problème de la privation du paysage dans son intégrité... EST CE NORMAL de nous priver du paysage extérieur des heures durant?

On peut verbaliser selon le code de la santé publique un voisin qui génère un bruit nettement reconnaissable par dessus le paysage, et cela sans effort d'attention plus de 20mn/24h ou simplement "répété", c'est faible par rapport au bruit aérien dispensé dans la nature et même largement en dessous de ce qui est dispensé en ZONE HABITÉE!

Il n'est pas normal qu'une activité servant le loisir des touristes s'octroie le paysage pour elle seule aux dépends des habitants, de la nature, et des autres activités en rapport avec la nature, tels les séjours de bien-être, la randonnée...

Le greenwashing autour des hélicoptères "les plus silencieux du monde" (EC130B4 H130 et H120) est insultant car en pratique, ces machines ne sont pas discrètes. Ça va bien pour déculpabiliser des naïfs qui vont alors céder à la tentation de faire une activité dispensant des nuisances, mais à la longue discrédite globalement ET le tourisme aérien ET LA RÉUNION DANS SON ENSEMBLE qui laisse faire ÇA https://www.youtube.com/watch?v=qCjfTxSBU0M... Tôt ou tard, le tourisme aérien sera diabolisé, et finira par chasser de l'île tous ceux qui n'aiment pas ça...

La solution que je vois personnellement, mais on y arrivera tôt ou tard pour pérenniser cette activité dans le "bon sens" du partage et de l'écologie, est dans l'exclusion au tourisme-aérien de certaines zones où l'impact est trop multiple et étendu, pour ne pas pourrir la vie et l'expérience des gens à terre et ruiner les lieux (pour éviter LA DÉVALUATION IMMOBILIÈRE AUSSI!!!)
Si on a considère le cumul des impacts, impact sur touristes, sur habitants, sur nature, qu'en plus ça résonne, ça fait beaucoup, pour les cirques et zones habitées, et le bilan, même économique, est largement négatif si on chiffre le préjudice.
 
Enfin, dans le constat de dérapage systématique des mesures de "moindres nuisances" qui ne sont guère allées plus loin que "faites attention à ne pas faire trop de bruit en passant", en simple recommandation, sans protocole, SANS SURVEILLANCE, et faute de moyens techniques et de procédures viables pour contenir la nuisance d'une multitude d'aéronefs dans des lieux aussi sensibles, on ne peut même plus espérer comme je le croyais possible qu'une charte de bonne conduite rendrait la situation vivable pour tolérer un cadre horaire sur les zones habitées et/ou CIRQUES où quelque soit la trajectoire c'est nuisance/zones-habitées, qu'il faudrait au strict minimum CONTRÔLER.

On est sur le plan acoustique comme au voisinage immédiat des pistes, mais avec les facteurs aggravants encore tels que
- qu'il n'y a pas de tour de contrôle,
- le cumul de trafic de tous les aéroports ensemble.
- des sites où la pollution sonore fait plus contraste avec l'environnement, dure plus longtemps par passage... etc.

Ce que je croyais possible était qu'on tolère les survols de 7h à 9h seulement pour les raisons suivantes:
- l'air est moins turbulent, la météo plus sure: les survols font physiquement moins de nuisance et sont plus faciles à organiser.
- en passant par groupe, on évite un bruit continu.
- en évitant toute prestation courte dans les cirques qui à la fois concentre les nuisances mais implique un virage, et un demi tour, donc plus de bruit de pilotage.
- Si on attend que ça passe, 9h est encore assez vite arrivé, et après on a ensuite accès au lieu sans que toute la matinée a été bouffée, avec du temps devant soi, sans risque de subir la nuisance à nouveau une fois loin des abris, dans la nature.
- À CONDITION que ces 7h à 9h ne soient pas "l'Apocalyspe now à l'heure du petit déjeuner" comme cité depuis les années 1990 dans le "guide du routard"...

Concernant le cadre horaire de "l'Apocalyspe now", quelque soit l'heure choisie, le préjudice est énorme dans les cirques et change carrément leur statu: ce ne peut plus être des lieux de quiétude, mais des lieux où "l'on fait avec", "on fait abstraction", "on se fait une raison", "on se dit que c'est bon pour l'économie", des lieux où l'on doit supporter... ni plus ni moins que la PRIVATION du paysage et le gâchis de l'expérience des lieux quoiqu'on en dise pour se persuader du contraire...

7h à 9h? On gâche de grand matin "le meilleur moment de la journée", c'est quand les touristes ou habitants déjeunent en aérant aux premiers rayons du soleil. Dans l'hypothèse d'une tranche horaire 7h et 9h, si on a un besoin de vivre sa vie en extérieur dans le calme, la stratégie est de déjeuner enfermé en attendant que ça passe pour sortir ensuite, en fermant les fenêtres pour dormir afin de ne pas être réveillé trop tôt en cas de grasse matinée (avec un pilotage discret, car avec des H130 en descente ou en virage, il faut cumuler les boules de mousse expansives et la fermeture du logement!!!)...

Si la nuisance est concentrée plus tard, par exemple de 9h à 11h, on sauve le moment magique du matin, mais pour "casser l'ambiance" ensuite encore pire: on impacte les randonneurs en plein dans la nature, là où c'est encore plus violent et plus choquant, quand ils sont en admiration des oiseaux, des paysages, du sifflement du vent sur les crêtes, on impacte aussi en plus les "lève tard" qui débarquent dans les environs de CILAOS pour une promenade, et rencontrent le meeting aérien sur leur promenade de quelques heures (cascade bras rouge, Roche Merveilleuse...). Quand à ceux qui doivent vivre dehors, attendre que ça passe pour sortir en paix signifie démarrer la journée qu'après 11h... Et pire: les conditions sont turbulentes, les hélicoptères tapent l'air, les H130 font la sirène, c'est le slalom entre les nuages en formation qui maximise encore la nuisance en ajoutant des raisons de faire des virages: "le bordel encore plus"...

Pire encore, si c'est "étalé" de 10h à 16h" cela retire la quiétude, moins d'un coup mais cela n'en finit plus "de la journée" et rend la nuisance non-évitable. On ne peut cette fois plus que sortir à l'aube pour rentrer en matinée, et rester la journée enfermé pour se soustraire des agressions dans la nature si le besoin de calme est crucial (c'est le cas pour bien plus de personnes qu'il y paraît): on ne peut plus faire une sieste en travaillant dehors loin de tout en forêt, et le paysage sonore n'est plus disponible, cassé à répétition toute la journée..

Nous avons connu jusqu'à ce que la météo ne le permette plus, de 6h à 12h des qu'il y a des touristes en demande, et si le temps le permet,  on en rajoute une couche encore en après-midi et ça recommence jusqu'à 16h, pas beaucoup, mais avec 1 ou 2 aéronef par heure cela suffit pour tout gâcher, réveiller d'une sieste, arrêter des parades nuptiales d'oiseaux, déclencher la mise en route ou la montée en volume d'une radio installée en aire de pique nique: tout de suite, si le tourisme aérien reste présent sur le tard de la matinée et l'après-midi, l'ambiance devient urbaine et les nuisances induites explosent dans les lieux fréquentés: car les gens, consciemment ou par réflexe, occupent les lieux de façon plus bruyante pour se sentir exister et ne pas percevoir le bruit ambiant, et ils ne baissent pas le son entre les passages d'aéronef car une fois dérangé, on ne va pas tester le volume tout le temps pour l'adapter au silence revenu.... C'est ainsi que le bruit aérien, dans les espaces calmes, entraîne une urbanisation directement par son propre bruit, mais en favorise une induite en plus encore qui est très préjudiciables aux lieux calmes sinon respectés et fréquentés sans grand impact collatéral..

Le moindre du respect à faire ici, dans cette île SURPEUPLÉE et aux sites naturels SUR-FRÉQUENTÉS et FRAGILISÉS, serait d'arrêter de multiplier de telles nuisances là où sont les gens, touristes, randonneurs et habitants, pour des raisons humaines mais aussi de surplus de nuisances induites par LA MODIFICATION DES COMPORTEMENTS de la population exposée, quand ce n'est pas une nécessité ravito/urgence, et de pratiquer cette activité intensive sur-multipliée par "le tourisme" dans un endroit inaccessible, peu visité, et surtout pas habité, sans tout détruire toutefois tout ce qui reste de nature "sauvage" retirée: bien sûr, c'est des restrictions et des contraintes par rapport au traditionnel "où l'on veut, quand on veut, et de la façon qu'on aime" et la tâche est ardue pour le faire accepter de ceux qui se trouvaient "libres comme l'air". Il est tellement plus simple de dire à ceux qui ne supportent plus "si vous n'êtes pas content, allez ailleurs" et jouer sur le respect de la réglementation alors que le problème c'est LA NUISANCE et que le conflit demeure tant qu'on n'a pas fini de chasser les gens des lieux... Il faut donc qu'une autorité suffisante prenne la chose en main pour que la situation soit pérenne.

Zones habitées, surtout si dans caisse résonance = PAS DE TOURISME AÉRIEN!!!

 

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