Cour d'assises : 3 jours de procès pour le meurtre d'André Camalon

Les faits sordides se sont produits dans la nuit de vendredi 14 au samedi 15 avril 2017. Des hommes ont pénétré au domicile d’un couple de septuagénaires à Saint-Anne, dans le quartier du Petit Saint-Pierre. Les agresseurs ont ligoté le couple d'agriculteurs et les ont sauvagement frappé afin qu'ils leur donnent leur argent.
André Camalon, 76 ans, a été tué sous les yeux de sa femme Yvette. Une fois les malfrats partis, c'est Yvette Camalon, également frappée et séquestrée, qui a malgré tout pu donner l'alerte. L'autopsie pratiquée démontre que Maxime André Camalon serait mort par suffocation suite à un arrêt cardiaque. Cette famille d'agriculteurs, est très connue à Sainte-Anne en tant que cultivateurs de letchis.
Un homme d’une quarantaine d’années interpellé lundi 17 avril 2017 à Sainte-Anne, mènera les enquêteurs sur la piste de deux autres hommes. Un des deux hommes sera arrêté le mardi 18 avril à Saint-André, l'autre le mercredi 19 avril 2017 à Saint-Denis par le GIGN.
Éric Tuffery, procureur de la République, qui qualifie d'"inhabituelle" cette affaire de meurtre, indiquera peu après les interpellations : "Les époux Camalons ont été séquestrés et victimes de violences par des agresseurs masqués, gantés et armés d'un pied de biche, dont le principal objectif été l'argent".
"Les suspects sont très connus de la justice et ont tous les trois des casiers judiciaires lourds, entre 7 et 19 condamnations. Sur les trois, un seul reconnaît les faits tout en minimisant son rôle dans la gravité des faits tandis que l'un des deux nie les faits, le troisième ne dit rien", ajoute le procureur de la République.
Le mercredi 23 mai 2018, une reconstitution avait lieu en présence des principaux protagonistes. Elle a permis aux enquêteurs d’en apprendre un peu plus sur ce drame. Deux des suspects, Georges Loto et Sylvain Valentin, ont formellement accusé Jean-René Moulouma d’être l’instigateur de cette virée sanglante du 14 avril 2107. De son côté, ce dernier dément toujours avoir été présent ce soir-là. Or, son ADN a été retrouvé sur un couteau par les enquêteurs.
Le procès, une première fois renvoyé, et qui se tient sur une durée de trois jours, verra son dénouement ce vendredi 25 septembre. Les agresseurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité.


