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Violences conjugales : "Il m'a mis des claques, beaucoup de claques"

Un homme de 33 ans comparaissait ce lundi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour avoir violenté sa compagne devant leurs enfants de 2 mois et 3 ans. Jugé en état de récidive, il avait déjà porté la main sur elle l'an dernier. Compte tenu de la gravité des faits, le parquet à choisi de le juger dans le cadre de la comparution immédiate.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 15 septembre 2020 à 06H16

Une fois de trop, le tribunal judiciaire de Saint-Denis avait à juger des faits de violences conjugales sur fond d'alcool. Et une fois encore, Jimmy M., le conjoint violent, comparaissait en état de récidive pour des faits identiques. Les faits se sont déroulés à Salazie le 12 août dernier. Il est 7h du matin quand les gendarmes de Saint-Benoît reçoivent un appel pour des violences sur conjoint. Ce qui est plutôt ironique, c'est que c'est Jimmy M. qui appelle pour se plaindre que sa femme n'est pas contente et qu'elle le menace avec des couteaux. 

Lorsque les militaires arrivent au domicile, la jeune femme est en pleurs, apeurée, la joue très gonflée et une partie de ses cheveux arrachés dans la nuque. Lui, n'est plus là ! Les gendarmes constatent également que de nombreux objets ont été cassés dans la case. Ils tentent de joindre Jimmy M. qui ne répond pas. La victime explique qu'il est rentré tard alcoolisé et que lorsqu'elle a voulu le réveiller, il lui a mis des gifles, et tiré violemment les cheveux. "Je lui ai mis une gifle pour lui enlever les couteaux" expliquera-t-il à l'audience. Selon lui, elle tenait déjà les couteaux à son réveil. 

Le prévenu va se faire établir un certificat médical assorti d'une ITT de 2 jours 

"Il m'a mis des claques, beaucoup de claques" indique la victime lors de son audition, ajoutant "ça a fait même tomber mon piercing et du sang a coulé". Plus incroyable encore, alors que la gendarmerie le cherche, le prévenu va se faire établir un certificat médical chez un médecin, assorti d'une ITT de 2 jours pour une blessure à la main. Il finit par se rendre à la gendarmerie vers 15h. Il est immédiatement placé en garde vue. Il avouera s'être blessé en tentant de lui prendre les couteaux. Après avoir été auditionné à 6 reprises en niant les faits, Jimmy M. finit par reconnaître les violences lors de l'audience. 

"Elle a le positionnement systématique des victimes. Elle cherche à le protéger et veut rester avec lui. Ce qu'elle veut à travers cette audience, c'est qu'il reconnaisse et il ne l'a pas fait ! Il est dans le déni. La société se doit de la protéger" indique la partie civile. Pour la procureur de la République, "Il est inquiet et il a de quoi !". "Il a un positionnement inquiétant car il est dans le déni, mais aussi car il s'est construit sa petite défense. Il met la pression sur elle par téléphone et par SMS et ce alors que les gendarmes sont encore chez eux. C'est à la société et à la justice de la protéger. Je vous demande une peine de 3 ans de prison avec mandat de dépôt​" requiert le parquet. 

La défense plaide purement et simplement la relaxe, "ce dossier est mené à charge". "Les témoignages viennent des soeurs qui la soutiennent. Elle ne sont en aucun cas témoins des violences. Elles ne font que rapporter les propos tenus par leur soeur. Au final, personne n'a assisté à la scène" plaide la robe noire. Reconnu coupable par la présidente, Jimmy M. est condamné à 3 ans de prison assortis d'un mandat de dépôt. Il a également une interdiction d'entrer en contact avec sa compagne pendant tout la durée de la détention. 

 

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