Union syndicale professionnelle des policiers municipaux
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Mouvement du 1er juin 2010
Le Bureau National de l'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux après concertation a considéré à l'unanimité qu'il se devait d'être en tous les cas, si non aux côtés des composantes de l'intersyndicales, aux côtés des policiers municipaux le 1er Juin 2010.
Cette décision est le fruit de l'absence véritable de volonté de l'Etat, mais également de l'AMF de proposer la mise en place d'une réunion tripartite à l'ensemble de nos composantes syndicales et d'engager de véritables négociations sur le strict plan social.
Bien entendu, il ne s'agit pas pour nous de signer un chèque en blanc et faire preuve d'une confiance absolue. Considérant que nous ne pouvons pas en toute honnêteté inviter les policiers municipaux à se mobiliser de manière massive sur la base de revendications sociales et admettre, si d'aventure des négociations devaient être ouvertes, que ces revendications disparaissent au fil des discussions pour ne laisser place qu'à de vulgaires mesurettes statutaires comme ce fût le cas en 2006. Des mesurettes dont chacun à pu juger de l'impact social et au delà sur l'évolution de nos carrières.
Les syndicats portent là désormais une très lourde responsabilité et n'ont plus le droit de tromper dans ces circonstances les policiers municipaux.
C'est la première fois de l'histoire de notre profession qu'un tel consensus syndical semble se dégager.
Un tel consensus doit manifestement conduire la plus grande majorité d'entre nous, syndiqués ou non à cesser le travail le 1er Juin 2010 et ne pas céder à la moindre intimidation, un tel mouvement étant parfaitement légitime.
Le silence des élus locaux sur l'évolution de notre métier est très révélateur. Ils n'ont aucun intérêt à s'y opposer, pouvant ainsi quand bon leur semble, si nécessité venait qu'à s'en faire sentir pour se maintenir sur le trône, faire usage des textes sans toutefois en retour avoir à débourser le moindre centime.
Cessez d'être crédules. Les services de l'Etat ne disposent plus des moyens nécessaires de garantir la sécurité des citoyens au point que quotidiennement ils en sont réduits à faire appel à nos services à de très nombreuses reprises. Nous conduisant ainsi à remplir des missions qui en toute logique relèvent au premier chef de leur compétence, sans pour autant que nous bénéficions des mêmes avantages sociaux en terme de traitement, d'attribution du régime indemnitaire, de régime de retraite, des mêmes garanties professionnelles, des mêmes obligations en matière de sécurité, alors que nos missions définies sur le plan national sont désormais relativement très proches.
Un alignement en tous les cas un rapprochement dans ces domaines ne peut que nous paraitre que justice, équité. Les policiers municipaux ne pouvant pas être rendus responsables des choix politiques locaux modulables à souhait, en fonction des nécessités du moment en matière de sécurité pour déterminer de leur traitement, de leur régime indemnitaire et autres mesures sociales.
Nous sommes toutes et tous concernés. Croire le contraire serait une erreur. Aussi le mouvement doit sans nul doute, alors que toutes les composantes syndicales sont unanimes, conduire à la fermeture des postes de police municipale partout en France métropolitaine et Outre Mer et nul ne doit céder à la moindre intimidation.
La 1er Juin 2010, les adhérents de l'USPPM doivent suivre le mot d'ordre du Bureau National et cesser le travail sans aucun état d'âme et au delà conduire les autres à en faire de même.
Nous ne pouvons pas accepter de devenir sans nul doute possible une police à part entière au rabais pour servir la cause des princes locaux.
LE PRESIDENT


