Accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur: La triple peine pour Nadia Ramassamy

Vendredi 27 juin, l'Union européenne a conclu un vaste accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).
Loin de réaliser la promesse d'une "Europe qui protège", cet accord est une triple peine pour les citoyens européens, du continent et des régions ultrapériphériques (en particulier la Guyane).
Une peine démocratique, d'abord. Quelques semaines seulement après les élections européennes où la LREM promettait une "renaissance", force est de constater que le nouveau monde use des vielles pratiques. Non seulement, ces accords de libre-échange sont décidés en catimini, sans débats démocratiques, mais surtout contre les peuples et sans leurs représentants au Parlement.
Une peine écologique et sanitaire, ensuite. "Make our planet great again" vantait le Président de la République à la suite du retrait des États-Unis de Donald Trump de l'Accord de Paris lors de la Cop21. Or, la suppression des droits de douane entre l'UE et les pays du Mercosur va engendrer sur le marché européen l'inondation de produits agro-alimentaires aux normes environnementales, sanitaires et de traçabilité bien inférieures. La nature, la biodiversité et le consommateur européen seront les grands perdants de cet accord.
Une peine économique, enfin. Nos agriculteurs ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel de la mondialisation. L'importation de viandes et de céréales de pays aux normes sociales et environnementales inférieures constitue une concurrence déloyale.
Au nom de la santé des consommateurs et de l'avenir de l'agriculture, mieux vaut pas d'accord, qu'un mauvais accord.
Je demande au Président de la République de ne pas ratifier cet accord, nuisible à l'environnement, dangereux pour notre santé et mortel pour nos agriculteurs.


