Carrière de Bois Blanc : Le tribunal administratif examine le recours des associations

Alors qu’un arrêté préfectoral publié en novembre dernier avait autorisé les travaux sur le site dès le mois de juin, la Srepen et la commune de St-Leu ont déposé un recours en référé, examiné ce matin au tribunal administratif.
Plusieurs associations de riverains ou environnementales s’opposent à l’ouverture de la carrière, qui doit fournir les roches nécessaires à la construction de la partie digue de la NRL. L’autorisation d'exploitation concerne une surface de 36 hectares. Mais la superficie de la zone d’extraction se fera, elle, sur 17,5 ha. Les installations seront réparties sur deux zones reliées entre elles par un passage inférieur sous la route des Tamarins : une zone basse côté mer et une zone haute côté montagne. En tout, le projet prévoit l'extraction de 14 millions de tonnes de roches dont 9,3 de roches massives à destination de la NRL.
Pour l'avocat de la Srepen, l'arrêté préfectoral a été réalisé dans la précipitation et l'illégalité. Une précipitation qui justifie l'urgence de ce dossier, selon lui, d'autant plus que les travaux sont "imminents" et les conséquences "difficilement réversibles". Il relève ainsi les risques liés au défrichement qui toucherait l'environnement, comme notamment l'écoulement des eaux et l'impact sur des espèces protégées, celles liés aux tires de mines qui poseraient un danger pour la route des Tamarins et la route du littoral de Saint-Leu, et des points d'illégalité de la procédure.
Mais selon la SCPR qui exploite la carrière, il s'agit pour la plupart de "débroussaillage" et en cas de défrichement, il contournerait les zones d'habitat des oiseaux protégés, ne posant donc aucun risque. De même pour la sécurité de la route des Tamarins, à la différence du danger constant que pose la route du littoral actuelle. Les tires de mine auraient été soumis à un travail d'analyse par des experts.
Et petit rappel de la Région: la charge financière de l'annulation de ce projet et de la mise en place d'une expertise serait de 250 millions d'euros supplémentaires.


