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Rébellion, menaces, 1g d'alcool dans le sang et 25g de zamal : 10 mois à l'ombre

Ecrit par zinfos974 – le lundi 1 avril 2019 à 17H11

Un Saint-Paulois de 34 ans comparaissait cet après midi dans le cadre de la comparution immédiate pour avoir, le 30 mars dernier vers 17h, tenté d'échapper à un contrôle de titre de transport à Saint-Paul. Il devait répondre de tentative de crime en récidive sur personne dépositaire de la loi, rébellion en récidive ainsi que violence avec menace ou usage d'une arme, en l'occurence un couteau. 

Les faits peuvent paraître banals au départ, il est contrôlé dans le bus sans titre de transport mais refuse de payer l'amende de 20€ et de décliner son identité. Les contrôleurs lui demandent de patienter afin de lui expliquer les poursuites qu'il encourt s'ils sont contraints d'appeler les forces de l'ordre. Pour réponse, Jean-Yannick lève son t-shirt laissant entrevoir un couteau. Il bouscule les contrôleurs et s'enfuit.

Fortement alcoolisé avec 1g/l de sang mesurés et en possession de 25g de zamal

Les gendarmes sont appelés et finissent par le retrouver non loin dans une maisonnette abandonnée, caché sous un tas de feuilles Fortement alcoolisé avec 1g/l de sang mesurés et en possession de 25g de zamal mais sans couteau, il se laisse appréhender dans le calme. C'est à l'hôpital où il est conduit par les gendarmes pour une mesure de son taux d'alcool que la situation se complique. Il devient violent et assène un coup de tête à un gendarme qui l'évitera de peu. Non satisfait, il leur explique que quoi qu'il arrive, il les retrouvera et leur fera la peau. Le couteau sera quant à lui retrouvé le lendemain, à proximité du lieu de l'arrestation. 

La partie civile, représentant les deux contrôleurs, met en avant qu'un cap a été franchi. En effet, en lieu et place des insultes habituelles, ils ont cette fois été menacés d'une arme. "Ils sont très marqués, ce ne sont pas des punching ball", insiste-t-elle à la barre. Les deux gendarmes de leur côté, décrivent "un individu calme mais très déterminé dans ses propos".

Avec 12 mentions à son palmarès dont 4 pour outrage, le prévenu fait preuve d'un refus avéré de se soumettre à la loi, constate la procureure. Elle requiert une peine mixte de 18 mois de prison avec 8 mois de sursis mise à l'épreuve ainsi que le maintien en détention. La cour suivra les réquisitions en y ajoutant des obligations de soins, d'indemniser les victimes et une interdiction de détenir une arme. 

 

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