Lycéens mortellement fauchés: Le chauffard condamné à 6 ans de prison au lieu de 3

Le 25 septembre 2017, Alicia Grondin et Giovanni Boyer, 16 et 17 ans, ont été mortellement percutés à la sortie du lycée Sarda Garriga à Saint-André par une Audi A3. Une troisième adolescente avait été grièvement blessée. Le conducteur, Loïc, alors âgé de 18 ans, se trouvait au volant du véhicule et roulait à une vitesse excessive : 91 km/h selon l'expertise, dans une rue limitée a 50.
Le jeune homme était jugé le 6 septembre 2018. Également dans le box des accusés, Dylan, son dalon qu'il suivait en voiture, avant de faucher les trois jeunes. Reconnu coupable de la mort des deux jeunes, [Loïc avait été condamné à 3 ans de prison]urlblank:https://www.zinfos974.com/Lyceens-mortellement-fauches-a-St-Andre-Le-chauffard-de-19-ans-condamne-a-3-ans-de-prison_a131124.html . Une condamnation pour laquelle le parquet, qui avait demandé 6 ans, avait fait appel.
Le juge, ainsi que l'avocat général, ont rappelé des faits dérangeants. Loïc avait obtenu son permis un mois auparavant après trois tentatives au Code et quatre examens de conduite. Une des épreuves avait été arrêtée par le moniteur d'une vitesse excessive et une conduite dangereuse. Son père lui avait d'ailleurs confisqué le véhicule pour les mêmes raisons, 10 jours auparavant, avant de lui rendre les clés la veille de l'accident. Ce jour-là, Loïc voulait se montrer au volant de la voiture et impressionner du monde. D'autant plus qu'il avoue à un ami avoir modifié le moteur. Mais le jeune conducteur, amateur de vitesse et de "sensations" qui se croyait être "le meilleur conducteur du monde", a roulé bien trop vite devant le lycée, perdant ainsi le contrôle du véhicule. Sa technique habituelle: freiner pour laisser passer les voitures et faire siffler les roues puis démarrer en trombe. Une "bêtise" selon lui - mot peu apprécié par la cour - qu'il n'a pas eu le temps de rattraper. Aucune trace de freins et un arrêt 29 mètres plus loin contre une voiture garée.
Pour l'avocat général, Loïc "minimise toujours sa faute, un an et demi après les faits". Hors c'est une "succession de comportements fautifs malgré les avertissements et alertes" qui ont causé ce terrible accident. Pour l'avocat du jeune homme, le bâtonnier Georges-André Hoarau, c'est la "société hypocrite et le culte de la vitesse" qui en sont également responsables.
Ce jeudi, la cour d'appel a finalement décidé de condamner le jeune homme de 20 ans à 6 ans de prison. Une peine conforme aux réquisitions émises par le procureur lors du procès en première instance. Une peine à laquelle s'ajoutent 10 ans d'interdiction de permis.


