Les Tamponnais doivent-ils être intellectuellement escroqués ?

Le débat a été lancé par l'adjoint au maire chargé des affaires scolaires du Tampon sur sa page personnelle. Page où il a pris soin de bannir l'opposition afin de se prémunir d'un débat contradictoire ! Les Tamponnais apprécieront là le courage politique.
Pas la peine d'offrir une bouteille de champagne pour savoir comment j'ai voté l'affaire n°11. Ni pour ni contre, je me suis abstenu. Les mots ont leur importance. Et le conseil municipal est publique.
Je rappelle à chaque fois les raisons de mon positionnement pour chaque attribution de marché liée à un appel d'offre : la commission d'appels d'offres comme elle est actuellement composée c'est-à-dire exclusivement de membres de la majorité municipale du Tampon ne correspond pas au pluralisme du conseil municipal actuel. C'est une question de démocratie, d'ouverture républicaine .
Pour voter un budget de 640 000 euros j'exige d'avoir l'ensemble des informations me permettant de juger en toute conscience. C'est là mon rôle d'élu.
D'ailleurs, l'annulation par la justice d'un marché concernant les tours administratives me conforte dans mon positionnement. La non communication des bilans financiers des Florilèges et de miel vert en est une autre.
L'article L2122-23 du code général des collectivités territoriales exige que le maire doit rendre compte des passations de marché au conseil municipal.
Posons maintenant le vrai débat : l'abandon par la majorité de la promesse faite de donner une tablette numérique à chaque élève de CE2. Le projet a été voté le 25 juin 2016 pour un montant de 500 000 euros par an sur 3 ans.
Quel est le coût de cet abandon pour la collectivité ?
Pour l'éducation nationale qui a investi dans ce projet en formation pour les enseignants.
Quel bilan des expérimentations menées dans différentes classes de la commune ?
Les tablettes ont-elles été livrées ?
Mises à l'oubli dans un container ?


