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Ni putes Ni soumises 974 dénonce le harcèlement moral au travail

L'association "Femmes des Hauts, Femmes d'Outre-mer" est montée au créneau cet après-midi face au phénomène de harcèlement moral au travail subi par les femmes. Un phénomène vivement dénoncé par plusieurs associations et sur lequel Jacqueline Grondin, une employée ayant visiblement subi ce type de violence morale, s'est exprimée. Explications.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 26 janvier 2010 à 18H00

On connaît l'association "Femmes des Hauts, Femmes d'Outre-mer" pour son combat à l'encontre des violences faites aux femmes. Cet après-midi, c'est aux côtés de plusieurs associations parmi lesquelles "Agir pour la femme" ou "Réunion Debout" que Sophia Castaingt, présidente du Comité 974 de Ni putes ni Soumises, a fait part de son inquiétude quant aux problèmes de harcèlement moral rencontrés par les femmes au travail.

Occasionnant régulièrement de la souffrance et une véritable crise psychologique chez la victime, ces problèmes se multiplient et avec eux le nombre des victimes selon la présidente du Comité 974 de Ni putes ni Soumises.

Le témoignage de Jacqueline Grondin

On se souvient de cette éducatrice spécialisée, Jacqueline Grondin, qui avait entamé un grève de la faim durant deux semaines. C'était au mois de février 2009 (Voir l'article de Mélanie Roddier "[Douzième jour de grève de la faim pour une Petite-îloise]urlblank:http://www.zinfos974.com/Douzieme-jour-de-greve-de-la-faim-pour-une-petite-iloise_a3778.html ") : Jacqueline Grondin travaillait alors au sein d'un Esat à l'association Biotope de Petite-Île et s'était visiblement attirée les foudres de son supérieur hiérarchique après avoir dénoncé un cas d'abus sexuel et des maltraitances sur des personnes handicapées. Résultat, des rétrogradations de postes et pas moins de cinq notifications de licenciements.

Malgré l'intervention d'un inspecteur du travail, de la Drass et du ministère du travail, des relations sociales et de la famille, le licenciement a finalement eu lieu et plusieurs zones d'ombres semblent encore planer sur ce dossier.

Ceci étant, une demande d'instruction a été déposée devant les Prud'hommes et les Pénales où plusieurs plaintes ont été apportées au dossier selon Sophia Castaingt. Un rapport contradictoire réalisé sous l'impulsion de la Drass en octobre dernier se fait toujours attendre.

Un pique-nique est d'ores et déjà programmé à Grand-Anse ce dimanche en présence de nombreuses associations qui se sont ralliées à la cause de Jacqueline Grondin. Reste désormais à savoir quelles seront les positions des Prud'hommes et des Pénales dans cette affaire.

Ce que dit la loi sur le harcèlement moral

Si Jacqueline Grondin a bénéficié d'une solidarité à toute épreuve dans le département avec plusieurs centaines d'affiches explicites, elle espère voir ses requêtes aboutir. Mais que dit la loi sur le harcèlement moral au travail ?

Tout salarié ayant procédé à des agissements constitutifs de harcèlement moral, soit des agissements ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité ou de créer un environnement hostile, dégradant, humiliant ou offensant, est passible d'une sanction disciplinaire. Toute personne, y compris un salarié, peut être condamné à une peine d'emprisonnement d'une année et à 15.000 euros d'amende.

Selon l'enquête Sumer 2003, un salarié français sur six estime être l'objet de comportements hostiles dans le cadre de son emploi. Sur les 25.000 salariés interrogés dans le cadre de cette enquête, 1,9% déclarent subir dans leur emploi actuel des atteintes dégradantes de la part d'une ou plusieurs personnes tandis que 8,9% déclarent être confrontés à un déni de reconnaissance de leur travail.

 

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