TAK : "Le de?mante?lement du service de chirurgie infantile de l’ho?pital de St-Pierre est une erreur"

Le service de chirurgie infantile du Sud compte actuellement 26 postes pour un bassin de population estimé à 350 000 habitants, dont une forte proportion de jeunes.
Cette annonce est la première illustration des méfaits du plan de retour à l’équilibre tel qu’approuvé par le Copermo.
Dès à présent, nous pouvons en tirer les enseignements suivants :
- L’application du Plan de Retour à l’Équilibre (PRE) va être douloureux et va dégrader l’offre de soins pour la population réunionnaise
- Comme je l’avais déjà mis en garde, le Sud va être fortement mis à contribution et être la variable des ajustements budgétaires
Il faut se battre pour empêcher ces premières mesures qui touchent toutes les familles Réunionnaises et notamment celles du Sud.
Le Pôle Mère-Enfant de Saint-Pierre avait l’ambition d’être un pôle d’excellence. Personne ne peut accepter que des services de ce Pôle soient affaiblis. J’en appelle à la mobilisation de la population, en particulier la population du Sud.
Par ailleurs, j’apporte mon soutien plein et entier à ceux qui luttent pour préserver les emplois du CHU. C’est l’avenir même du CHU et la conception de l’hôpital public qui sont en cause dans ce Plan de Retour à l’Équilibre. Le service public de la Santé ne peut pas obéir à des logiques exclusives de gestion comptable. La recherche d’économie budgétaire aboutira à des déséquilibres structurels pour notre développement. Elle ne prend pas en compte le facteur essentiel de la progression démographique.
C’est pourquoi, je persiste à dire que le PRE ne peut être accepté en l’état. Plus que jamais, l’évaluation du PRE doit se faire dans une totale transparence afin que chacune et chacun puissent mesurer les conséquences concrètes qui en découlent. Il ne faut entretenir aucune illusion.
Si le PRE est appliqué tel que validé par le Copermo, d’autres décisions désastreuses comme celles d’aujourd’hui concernant la chirurgie infantile vont intervenir dans les prochains mois et prochaines années. La concertation est plus que jamais nécessaire entre la gouvernance du CHU, tous les acteurs concernés et en premier lieu les représentants du personnel.


