CHU: En ce jour "symbolique", la CFTC Section Sud n'appelle pas à la grève

La CFTC n’acceptera pas que le financement du bâtiment central de Saint-Pierre ne plonge encore plus et une fois de plus nos collègues dans la détresse, mettant en péril leur vie familiale et personnelle.
En Mars 2017 le COPERMO 1 ne prévoyait pas de plan d’actions sur la masse salariale, c’est la raison pour laquelle la CFTC était dans une démarche participative.
Il y a eu ensuite le report du COPERMO 2 et pour la 3éme fois au 31 janvier 2018, prévoyant cette fois ci des suppressions de postes, de lits, des fermetures de services, des redéploiements de personnels et pour couronner le tout, cela se fait à l’échelle du GHT (Groupement Hospitalier de Territoire).
De nombreuses grèves ont eu lieu l’année dernière sur les mêmes problématiques, n’apportant aucune solution bien au contraire.
C’est pourquoi la CFTC, n’appelle pas à la grève, le 31 janvier (journée symbolique du COPERMO) car elle coïncide avec la tenue d’une CAP (Commission Administrative Paritaire), déjà reporté par 2 fois depuis décembre 2017.
Par ailleurs, la réapparition de la journée de carence depuis le 1er janvier 2018 en cas d’arrêt maladie (seul levier pour permettre aux soignants de souffler), la retenue de salaire de 1/30 par journée de grève, la suppression des jours d’assiduité, le rappel itératif sur les jours de repos… sont autant d’éléments qui ne permettent pas à la CFTC de prendre nos professionnels encore plus en otage pour régler la gangrène qui gagne notre CHU depuis la mise en place des plans hôpitaux 2002/2007/2012, la loi Hôpital, Santé, Patient, Territoires (HPST) de 2009, dite Loi Bachelot, et la loi Santé de 2016.
Nous restons plus que jamais mobiliser pour défendre vos droits tout en gardant les valeurs humanistes qui fondent la CFTC, nous devons rester force de propositions.
Pour la CFTC, ce n’est pas aux hospitaliers de payer le prix des différentes réformes mettant en péril la qualité des soins et la qualité de vie au travail.


