Revenir à la rubrique : Communiqué

L’économie bleue à La Réunion: "Des potentiels variés et des atouts à exploiter"

L’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) publie une note sur l’économie bleue à La Réunion. Cette note vise à définir l’économie bleue et son poids dans le tissu économique réunionnais, ainsi qu’à appréhender les activités structurantes et d’avenir pour le territoire. Voici le communiqué de l'institut :
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 15 septembre 2017 à 15H47
L’économie bleue constitue un axe de développement naturel pour une économie insulaire comme La Réunion. Audelà des potentiels et des spécificités propres au département, cette thématique s’intègre également dans les stratégies européennes et françaises de croissance bleue, où la mer et le littoral deviennent des moteurs de l’économie.

Une économie bleue au poids encore modeste, mais dynamique

Deux mesures de l’économie bleue cohabitent, correspondant à deux définitions plus ou moins élargies de ce secteur. Dans sa définition la plus large (toutes les activités économiques liées aux océans, mers et côtes), l’économie bleue emploie près de 7 500 personnes à La Réunion, soit 2,9 % de l’emploi total dans l’île en 2012. Ce poids est proche de celui de la France côtière (3,1 %), mais à un niveau moindre par rapport aux Antilles (jusqu’à 7,1 % en Guadeloupe).

L’économie bleue réunionnaise est moins développée que dans les autres régions ultramarines, en raison d’une activité touristique et de croisière moins développée (près de 250 000 croisiéristes en Guadeloupe ou en Martinique, contre moins de 40 000 à La Réunion) et d’une géographie maritime plus contraignante, rendant plus difficile la pratique de la pêche.

En recentrant l’observation sur ses principales activités (celles liées aux produits de la pêche, le transport maritime, l’activité portuaire et la réparation de navires), l’économie bleue compte 306 entreprises qui emploient 1 900 personnes à La Réunion en 2015, en tant que salariés ou artisans indépendants, soit 1,1 % de l’emploi marchand. Bien que modeste en termes de poids dans l’emploi total, l’économie bleue réunionnaise se caractérise par son dynamisme.

Le nombre de salariés y progresse 3 fois plus rapidement que l’ensemble des salariés du secteur privé : +3,9 % par an en moyenne entre 2008 et 2015 pour l’économie de la mer, contre +1,2 %. Ces activités continuent d’être dynamiques en 2016.

Les activités structurantes et d’avenir de l’économie bleue

L’économie bleue réunionnaise bénéficie d’un espace de pêche important, grâce aux différentes zones économiques exclusives françaises dans la zone océan Indien et dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

La pêche locale reste une activité fragile et dépendante des ressources halieutiques, mais se démarque par la présence d’entreprises structurées (dans la capture, l’exportation ou la transformation), à la différence des Antilles où les pêcheurs-artisans prédominent. L’économie bleue réunionnaise se structure progressivement pour tirer parti des atouts qui l’environnent.

Le Grand port maritime se modernise et se positionne comme un pilier du développement de ce secteur. Carrefour entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, les activités de transbordement montent en puissance et la croisière émerge. La Réunion recèle également un fort potentiel en énergie marine, levier à mobiliser dans sa quête d’autonomie énergétique. Autre activité liée à l’économie bleue, la production de microalgues offre une niche d’activité possible, à forte valeur ajoutée. La Réunion est également un centre de recherche sur le milieu marin et pourrait devenir une base avancée de l’observation des changements climatiques. 

 

L’économie bleue à La Réunion:

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :