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La vérité sur Cap Requins 2

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 16 août 2017 à 11H32

La nouvelle gouvernance du CRPMEM de La Réunion rejette depuis plusieurs semaines la faute de  l’arrêt des opérations de Cap Requins 2 sur l’ancienne équipe dirigeante qui aurait, selon elle, ruiné l’organisation professionnelle et l’accuse de mauvaise gestion des fonds publics. Les allégations mensongères formulées ne visent qu’à cacher des dysfonctionnements dans la reprise de Cap Requins 2 par le nouveau CRPMEM et son incompétence dans la gestion de ce projet.

Les pêcheurs recrutés par Bertrand Baillif ne l’ont pas été dans le cadre d’une mise en concurrence. Les conditions d’éligibilité des intervenants de ces opérations de pêche aux requins ne respectent aucun des pré-requis fixés par l’ancienne équipe. Ainsi, aucune régularité vis à vis de la cotisation due par les pêcheurs au CRPMEM n’est exigée. Des pêcheurs recrutés peuvent ainsi devoir de l’argent au CRPMEM sans que ce dernier ne le lui réclame avant de l’engager dans le programme Cap Requins 2. Pas plus que n’est demandée par le CRPMEM une attestation d’assurance pour les navires qui interviennent ou un permis de navigation autorisant la pratique de cette pêche de gros requins au risque qu’un accident survienne.

Les sorties des pêcheurs mandatés ne font pas non plus l’objet de justifications et de contrôles. Les pêcheurs recrutés partent en opération de pêche aux requins sur la base d’un simple SMS qu’ils adressent au CRPMEM et qui ouvre droit à 200 euros de prestation, avec ou sans capture. Aucun suivi satellitaire par balise de géolocalisation n’est demandé. Les pêcheurs n’utilisent plus depuis l’arrivée de la nouvelle équipe le système locatrack, comme cela était exigé et appliqué auparavant.

Ces balises de géolocalisation permettaient à l’issue de chaque sortie de vérifier la réalité des opérations, telle que l’exemple de carte ci-dessous le permettait. Le tracé GPS de chaque opération mise en oeuvre était ainsi consultable et vérifiable en temps réel.

Les pêcheurs recrutés par le nouveau CRPMEM ne remplissent même plus de fiches standardisées d’observations à chacune de leurs sorties, ce qui ne permet pas, non plus, au CRPMEM de réaliser de suivi hebdomadaire telle que l’ancienne équipe l’adressait chaque quinzaine aux financeurs de Cap Requins 2.

Les opérations de pêche de Cap requins 2 sont ainsi réalisées sans aucune justification, sans aucun contrôle et sans aucun suivi !
S’agissant des financements de Cap Requins 2, le CRPMEM n’a pas déposé de demande de paiement aux financeurs pour se faire rembourser des prestations réglées aux pêcheurs. L’ancienne équipe avait, avant son départ, déposé auprès de la direction de la mer une demande d’acompte pour le versement des subventions allouées à la mise en oeuvre de Cap Requins 2. Depuis juillet 2017, aucune nouvelle demande de paiement n’a été sollicitée par le CRPMEM, ce qui explique l’insuffisance de trésorerie que l’organisation professionnelle connaît pour poursuivre les opérations.

L’ancienne mandature avait également eu recours à de l’ingénierie financière en cédant au Crédit agricole, la banque du CRPMEM, les conventions signées avec les financeurs pour ne pas puiser dans ses maigres ressources propres. De telles cessions Dailly n’ont pas été faites par la nouvelle gouvernance, ce qui lui impose depuis plus de 6 mois de " piocher " dans sa faible trésorerie pour
payer les prestations des pêcheurs de requins... CQFD.

Ludovic Courtois
Ancien SG du CRPMEM de La Réunion

 

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