Revenir à la rubrique : Société

Monica Govindin : "Le Conseil général des jeunes apporte un grand sens des responsabilités"

Conseillère générale des jeunes il y a 15 ans de cela, Monica Govindin a été la première à franchir le pas et passer du Conseil général des jeunes à celui des grands. A l'occasion des 20 ans de l'institution, Monica Govindin se plonge, pour nous, dans ses souvenirs...
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 11 décembre 2009 à 18H18

Comment a commencé votre aventure au sein du Conseil général des jeunes?

J'étais déléguée de ma classe de 3ème et j'ai été élue pour représenter mon collège (Oasis, au Port) au sein du Conseil général des jeunes. A cette époque c'était Bruno Hibon qui était président du Conseil général des jeunes. Je me suis beaucoup impliquée à ses côtés et il m'a confié diverses responsabilités.
Même si je ne faisais pas partie des commissions (il y en avait quatre correspondant au découpage territorial Ouest, Nord, Est, Sud), je m'y rendais et prenais part à la réflexion mise en place. C'est une vraie éducation à la citoyenneté.

Qu'est-ce que ça vous a apporté?

Au Conseil général des jeunes, on parlait de divers problèmes de société, du développement durable, de l'égalité des sexes, des drogues... Je me souviens qu'on avait organisé une grande action sur l'alcool avec la réalisation de spots diffusés dans les différents établissements scolaires.
Ça développe le sens des responsabilités, de la solidarité... Je me suis réellement sentie investie d'une mission pour la jeunesse réunionnaise.

Quelle a été la suite ? Cette expérience a-t-elle été à l'origine de votre goût pour la politique ?

Quand notre mandat au Conseil général des jeunes est arrivé à terme, on a demandé à Margie Sudre, alors présidente de la Région, de mettre en place un conseil régional des jeunes. Cela n'a pas pu se faire. Au lycée, j'ai poursuivi à travers le CAVL (Conseil académique de la vie lycéenne) mais ce n'était pas pareil.
Quoi qu'il en soit, ça a vraiment développé chez moi le sens du dévouement, la volonté de militer pour des causes... Aude Palan Vergoz, ma principale de collège, m'a beaucoup soutenu pour me présenter à la candidature de conseillère générale. Je lui dois cet engagement politique.

Que pensez-vous des générations qui vous ont suivies?

Ça m'encourage de voir année après année, les nouvelles générations... Elles sont de plus en plus ouvertes à une conscience politique. J'espère pouvoir être moi-même, à travers mon parcours, un exemple pour la jeunesse. D'ailleurs, souvent, certains me demandent comment j'ai fait, je veux être un modèle pour eux. C'est un avantage de commencer jeune, de voir l'évolution de la société et s'y adapter. Beaucoup de jeunes sont capables de faire de la politique et peut-être par manque de confiance et par manque de motivation apportée par les aînés, ils n'osent pas... Ils doivent avoir plus d'audace.

Vous gardez donc un bon souvenir de cette période ?

Elle a été une très bonne expérience. Quand j'ai été élue, du haut de mes 23 ans, au Conseil général, cela a été beaucoup de pression. On me faisait remarquer ma jeunesse jusqu'au jour où j'ai répondu : "je suis peut-être jeune mais j'ai toute la légitimité d'être là". J'avais été élue avec un score plus qu'honorable. Aujourd'hui un autre ancien conseiller général des jeunes et désormais à mes côtés dans l'hémicycle, le conseiller général de Saint-Philippe, Didier Dalleau.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :