1ère circonscrption: Farid Mangrolia ne veut pas être un député godillot

Farid Mangrolia est ce qu'on appelle un membre de la société civile. Né à la Réunion, il est parti à Paris suivre les cours d'une école de publicité, puis une licence de marketing et de commerce avant de revenir dans son ile natale il y a 5 ans. Diplômé de l'IAE, il co-dirige l'entreprise familiale et est également président de l'association des artisans et commerçants de Saint-André. Touche à tout, il s'est vite convaincu que rien ne pouvait se faire sans le pouvoir politique et c'est donc tout naturellement qu'il a pris la décision de se lancer dans la bagarre des législatives, dans la 1ère circonscription de Saint-Denis.
S'il a demandé -et n'a pas obtenu- l'investiture du parti En Marche, il n'en demeure pas moins "Macron compatible". Il souhaite fédérer tous ceux qui sont dégoutés de la politique et leur redonner espoir. "Critiquer c'est bien, mais se porter candidat c'est mieux", explique-il.
Ce qui lui plait en Macron ? "Pour lui, les partis sont obsolètes, ce sont les citoyens qui comptent" et il est favorable à l'ouverture prônée par le président de la République.
Comment il analyse le fait que le mouvement En Marche n'ait pas retenu sa candidature et qu'il n'y ait aucun candidat estampillé "EM" dans la 1ère circonscription? "Gilbert Annette a choisi de faire Macron par calcul politique et pour protéger Ericka Bareigts", laquelle avait soutenu Hamon qui n'a recueilli que 6% des voix... Et selon lui, ce soutien du maire de Saint-Denis avait pour unique objectif d'éviter qu'En Marche désigne un candidat face à sa protégée.
Il ne faudra cependant pas compter sur Farid Mangrolia pour être un godillot de Macron en cas de victoire : "Je soutiendrai le président de la République si je suis élu élu, mais je m'opposerai à toute loi qui irait à l'encontre des valeurs réunionnaises".
De son programme, il met en exergue la création d'un secrétariat d'Etat pour le Vivre ensemble, "comme ça existait à la Réunion à l'époque". "Aujourd'hui, il y a du racisme même chez les enfants de 5 ans. C'est le résultat des politiques qui ont tout raté. Les communautés ont peur les unes des autres maintenant".
Sinon, il compte mettre l'accent sur l'éducation et surtout sur la jeunesse. "Il faut que les enfants inscrits dans le secteur public aient les mêmes chances que ceux du secteur privé. Les écarts se creusent dès l'enfance. Il faut que les jeunes puissent être formés, suivis et être coachés".


