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Michel Latchoumanin répond aux Zinfonautes

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 20 novembre 2009 à 15H20

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Michel Latchoumanin, enseignant à la faculté, répond aux Zinfonautes qui réagissaient à l'article de Jismy Ramoudou ["Mobilisation contre la suppression des Sciences de l’éducation à l’Université"]urlblank:http://www.zinfos974.com/Mobilisation-contre-la-suppression-des-Sciences-de-l-education-a-l-Universite_a12240.html .

"Réponse à ZINFOS974
Ayant été à maintes reprises sollicité sinon mis en cause dans plusieurs écrits, je vous propose une réponse qui tente d’aller à l’essentiel.

1- Monsieur ALAPAGE me reproche d’avoir boycotté la visite des experts et y voit la raison essentielle de la note C qui a été attribuée au CIRCI. Je partage avec l’intéressé la responsabilité d’une interprétation qui n’honore pas nos évaluateurs. Elle signifie entre autres que toutes les universités de métropole, et elles sont nombreuses, qui ont refusé de rencontrer l’AERES auraient obtenu la note C. Ce qui n’est pas le cas, bien entendu. Mais notre incompréhension vient surtout du constat que ces experts dépositaires d’un volumineux dossier relatant le bilan et le projet du CIRCI et de notre master, nous aient attribué un A pour le master et un C pour le laboratoire. Les deux étant intimement liés, il y a de quoi en perdre son latin, vous en conviendrez. A la vérité, le master a été évalué sur dossier et seuls les experts qui sont venus aux frais du contribuable visiter notre île ont émis le souhait de nous rencontrer sans doute pour justifier leur déplacement. Nous leur avions signifié notre volonté d’être évalué sur la base de nos rapports et de 11 documents attestant du travail de casse systématique de notre unité de recherche par notre Président (qui n’est jamais parvenu à diminuer notre capacité de travail et de production scientifique) que nous les invitions à rencontrer pour obtenir des informations sur l’avenir qu’il nous réservait au sein de l’université. Quant à la présence de l’IUFM désormais intégré à l’université et dont la vocation est de former des professionnels de l’enseignement je ne vois pas en quoi ce dernier justifierait la disparition des Sciences de l’Education et non pas celle des autres filières disciplinaires puisque la réforme concerne également le capes et l’agreg.

2- Le mur de BERLIN me rappelle une citation de Platon "l’ignorance est le pire des maux".

3- A Monsieur vérité dont les inepties et l’ignorance masquent en réalité une volonté de nuire révélatrice de son identité. Le dérapage est manifeste, le propos ne concerne plus la mort annoncée du CIRCI, mais vise bassement et lâchement ma personne. Bravo le courage

a) si des dissensions existent au sein du département des Sciences de l’éducation (pas plus ni moins que dans bon nombre de départements de l’université heureusement sans conséquence sur la relation avec les étudiants) le CIRCI à ma connaissance fonctionne sans difficulté d’ordre relationnel.

b) Pour une fois que l’on m’attribue le pouvoir de passer outre : le, CNU (Commission nationale des universités), d’une commission de spécialistes de 8 membres, du conseil d’administration de l’université et du ministère, pour recruter la femme d’un collègue de la Faculté de droit et celle d’un ethnologue à la retraite, je ne vais pas faire la fine bouche. Merci pour cette reconnaissance que je croyais réservée à une certaine élite politique locale, Monsieur Vérité. Cela me donne des idées, je vais probablement recruter prochainement l’un de mes enfants que je trouve un peu loin de moi. Ils sont tous diplômés de l’enseignement supérieur et se trouvent actuellement un en Australie, un en chine , et deux dans l’hexagone. Je vous tiendrais au courant.

c) Je doute qu’un étudiant ayant fréquenté notre filière ait eu une initiative aussi bête que celle de dévaluer sa propre formation dans les colonnes d’un quotidien. Et si c’était vous cet étudiant Monsieur anonyme ?

d) A propos du nombre d’heures complémentaires scandaleusement élevé que j’aurais effectuées et que j’effectue sans doute toujours puisque je suis encore responsable de deux diplômes nationaux et de deux diplômes d’universités, la malveillance est manifeste. Notons tout d’abord le grossier mensonge qui consiste à faire croire qu’un bulletin de salaire (document confidentiel) pouvait circuler en CA sur la seule volonté de l’un de ses membres. En réalité un tract avait été exhibé faisant apparaître une sorte de palmarès des primes annuelles accordées aux collègues impliqués dans le fonctionnement du Service universitaire de la formation permanente et sur lequel j’apparaissais en 2ème position avec un prime équivalent à 10 000 euros. Transformée en heures complémentaires cette somme correspond effectivement à une rémunération de 250 heures. Or ce que Monsieur Vérité ne dit pas c’est que cette somme indemnisait non pas des heures complémentaires mais des responsabilités pédagogiques tout à fait légales non seulement au SUFP mais également au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) où j’avais été sollicité (je n’y suis plus depuis 2007) pour assurer la direction des Etudes de la filière Sciences de la société et psychologie du travail. Ces primes qui viennent récompenser un travail d’expertise reconnue (N’attendez pas de Monsieur Vérité qu’il vous dise que je suis par ailleurs Docteur en psychologie et titulaire du titre professionnel de psychologue du réseau ADELI) n’ont rien de scandaleux. Elles ont provoqué le fou rire du CA invente notre observateur Mais qu’en serait-il si demain un petit malin venait à exhiber le montant des revenus de nos collègues juristes qui partagent en toute légalité leur temps entre le campus universitaire et leur cabinet d’avocat ? A coup sûr, des infarctus seraient à prévoir ?

e) Ignorance encore et toujours : il n’y a pas de tarif préférentiel de paiement des heures en formation continue. En formation initiale et en formation continue, les textes ne font pas de distinction entre les deux formules, l’heure de cours est payée 60 euros et l’heure de travaux dirigés 40 euros. Si le département des Sciences de l’Education consomme beaucoup d’heures complémentaires n‘est-ce pas là le signe évident d’un manque de personnel permanent et la conséquence de la suppression de trois postes que le président ROCHDI a donné à des filières qui comptent plus d’enseignants que d’étudiants ?

f) Une filière pompe à finance sans doute mais pour le bénéfice de qui ? Notre implication en formation continue se limite à la pédagogie et à la recherche. Les questions de fric relèvent de la compétence du SUFP et du président. Il est vrai que c’est grâce à notre implication dans la formation continue que des fonds viennent compléter les finances de l’université et faire jouer la solidarité qui consiste à couvrir les déficits en dotation financière des filières à effectif confidentiel. Et vous cher collègue savez-vous ce que signifie la solidarité ? Combien d’heures donnez-vous à la formation continue ? Combien de thèses avez-vous fait soutenir depuis votre arrivée à La Réunion. Combien de mémoires de master dirigez-vous ? Il est vrai qu’un tel investissement n’est pas compatible avec un calendrier annuel qui vous fait quitter le département du 10 décembre au 15 février et du 15 juin au 15 octobre de chaque année.

g) Quant à votre invitation à visiter le site de B. Champion votre grand ami, j’adhère tout à fait. Chacun pourra notamment y découvrir les délires pour le moins méprisants à l’égard des réunionnais dans des formules du type "il suffit d’avoir le permis de conduire pour intégrer la licence de Sciences de l’Education", "dans cette université on délivre des diplômes comme les maires donnent les feuilles de tôle en période électorale", "Université cocotier"… Monsieur propre se garde bien de cracher son venin dans sa soupe. En effet il n’y a pas que des inconvénients à être planqué à La Réunion dans une filière que n’accueille plus depuis longtemps que quelques étudiants."

 

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