Imazoute accusé de corruption dans trois marchés publics

François Imazoute commence à accumuler les casseroles. Alors qu'il doit prochainement comparaître devant le tribunal correctionnel pour le détournement de 137.000 euros lorsqu'il était secrétaire du Temple de Bois-Rouge, ainsi que pour la falsification de son diplôme d'ingénieur afin de devenir directeur des services techniques de Saint-André, il est au centre d'une nouvelle affaire, encore plus importante.
Selon le Journal de l'île, il devrait être présenté ce matin à la doyenne des juges d'instruction, Brigitte Lagière, et être mis en examen pour détournement de fonds publics, corruption, faux et usage de faux. Une dizaine d'entrepreneurs devraient également être mis en examen. Deux noms sont révélés par le Quotidien : Jacques Ramassamy, patron de MDOI et Janick Tailé, patron de Gros œuvres maçonnerie.
"Des malversations ont été constatées pour 20 et 25 autres marchés passés par Imazoute"
Selon le JIR, le montant de l'ensemble des corruptions pourrait atteindre 300.000 à 400.000 euros. Trois marchés sont dans la ligne de mire de la brigade financière de la Sûreté départementale : La réhabilitation du commissariat de police du Chaudron, du centre de placement immédiat (CPI) du Brûlé et du foyer d'action éducative de la rue Jules-Olivier.
Les marchés ont été passés en 2004 pour respectivement 782.000 euros, 530.000 euros et 628.000 euros. Des sommes qui ont par ailleurs été largement dépassées puisque certains lots ont connu une flambée de leur prix de près de 90% selon le Quotidien. "Des malversations ont été constatées pour 20 et 25 autres marchés passés par Imazoute. Mais les faits ont été prescrits, on ne peut plus les poursuivre", précise une source citée par le Jir.
Pour tous ces marchés, François Imazoute aurait mis la pression sur les entrepreneurs pour qu'ils obtiennent le marché. En échange, ces derniers lui auraient donné de l'argent liquide, fait des chèques en son nom propre ou encore rendu des services en nature. Conséquence directe, les trois chantiers publics incriminés ont été construits au rabais...


