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“Le gouvernement Raffarin a raté “l’acte II” de la décentralisation”, selon la Cour des comptes

C’est un vrai réquisitoire qu’a dressé la Cour des comptes dans son rapport concernant “l’acte II de la décentralisation”. “Le gouvernement Raffarin est complètement passé à côté de ses objectifs”. Heureusement, il y aura bientôt la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy. Merci qui ?
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 1 novembre 2009 à 15H24

Cet “échec” est dénoncé depuis des mois, aussi par des élus de gauche que de droite. Cette fois-ci, c’est la Cour des comptes qui vilipende l’acte II de la décentralisation, “une occasion manquée”, selon l’article publié sur le site Localtis.info.

A la question : “La répartition des compétences entre les collectivités, qui manquait déjà de lisibilité, a-t-elle été simplifiée ?” Voici la réponse faite par Philippe Seguin, président de la Cour des comptes : Au contraire, "on peut même dire qu'elle s'est aggravée”.

Lors de la présentation de son rapport, Philippe Seguin a énuméré les décisions contradictoires voire incohérentes en matière de transport ou de gestion d’aéroport. Les collectivités locales auraient donné plus de six milliards aux entreprises, sans même chercher à savoir si elles en ont faites une utilisation appropriée et efficace.

Il y a dans ce document un point important relevé par la Cour des comptes. Outre des embauches superflues, il manque de personnel compétent et spécialisé dans les collectivités locales. Cette carence a parfois de lourdes conséquences dans l’application des décisions : lourdeur dans le travail administratif, allongement des délais, concurrence néfaste, doublons…

Ce bilan met également en exergue le pouvoir des maires qui reçoivent des aides tous azimuts du Conseil général, du Conseil régional et de l’Etat. Paradoxalement, les mairies sont les collectivités locales avec les intercommunalités, à voir leurs pouvoirs renforcer dans la prochaine réforme territoriale.

La mairie reste aussi le premier employeur en terme de contrats précaires, là où le clientélisme électoral est le plus criant, plus corvéable et parfois le plus humilié. Si c’est ça l’objectif de la prochaine réforme territoriale, Nicolas Sarkozy est déjà sur la voie tracée par Jean-Pierre Raffarin…

 

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