"C’est l’histoire d’un mec…" … Un père indigne

Correctionnelle Sud – 22/09/2015 : Après une procédure de divorce en 2005, qui l’avait vu condamner à payer 175 euros mensuels de pension alimentaire à son ex, pour leur fils, Antoine F. a disparu de la circulation à partir de 2008. De temps à autre, il avait généreusement concédé 50 euros, 60 euros, de la main à la main, à la mère de son fils quand par hasard il la croisait dans la rue.
Autant dire qu’au long de toutes ces années, il n’a jamais souscrit à ses obligations de géniteur.
Florence, qui ne survit que grâce à de maigres prestations sociales, prend contact avec un huissier qui lui recommande chaudement de faire appel à un détective privé. Ce qu’elle fait, pour apprendre plus tard que son ex est en métropole où il a refait sa vie, qu’il travaille et possède même deux voitures.
"Sollicité" par la Justice, l’indélicat personnage prétend que c’est parce qu’il n’a aucun contact avec son enfant qu’il ne paie rien. Curieux raisonnement qui revient quasiment à mettre le refus de casquer sur les épaules du marmaille.
Une première condamnation lui intimant de payer, en 2012, ne change rien à l’affaire : toujours pas d’argent. Seule concession du triste sire, il veut bien payer un billet d’avion pour que son fils vienne le voir.
Ce que le Président a jugé quelque peu léger, insuffisant, en le condamnant sans mollesse : 4 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans ; obligation de continuer à travailler pour ne pas échapper à ses devoirs (chose fréquente par ici) ; paiement des pensions non versées depuis toutes ces années ; et 3 000 euros de dommages-intérêts.
Le Président Grillet n’a pas suivi le Parquet qui sollicitait la suspension du permis de conduire en guise de peine complémentaire (si, c’est prévu par le Code) pendant 4 mois. Précisant même avec un petit sourire :
"Laissons-lui son véhicule pour qu’il puisse effectivement continuer à travailler ".
Logique, y’a pas à dire, logique !


