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Je n'en ai que faire de mes progénitures !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 3 août 2015 à 16H44

Une phrase choc pour refléter au mieux, l'attitude outrancière de ce père de famille de l'ouest de l'île qui s'est plu, par désamour, à se rendre insolvable afin de ne pas honorer le contrat naturel qui lui incombe, à savoir celui d'être père, avec toutes les exigences que cela évoque.

Je ne suis ni la mère, ni la fille ni le fils. Je suis témoin d'un drame familial dans lequel deux grands adolescents, en pleine construction, voient leurs chances de réussite s'amoindrir à cause de l'inconséquence paternelle. J'ai mon mot à dire, j'ai leurs maux à écrire afin d'éveiller les consciences, à défaut d'éveiller celle du père.

Non, ce père-là n'a pas violé mais il a volé. Doté d'un diplôme de droit, il a su violer les lois et passer outre la "vigilance" d'une banque. Il a osé faire des transactions ahurissantes, de fausses signatures au moment où celle qui pensait être encore sa bien aimée, luttait pour sa vie dans un lit d'hôpital.

Un simple "je ne t'aime plus, on se sépare" aurait été plus simple. Mais s'ensuivit pour les délaissés une descente aux enfers dans ce combat mené tambour battant par celle qui a donné la vie à deux enfants et pour qui le combat contre l'abus prend tout son sens.

Un combat sans relâche, mené seule, dans ce qui s'apparentait à ses yeux à un labyrinthe juridictionnel, afin de faire rétablir la justice. La justice fut rétablie, mais hélas, la leçon ne fut pas apprise et consentie par le voleur et le violeur des lois. Sa menace vertement lâchée "Je te tuerai… juridiquement", ramène contre son gré, sur le ring de la cassation, une mère lasse mais qui refuse la mort… fut-elle que juridique, au nom de ses enfants. On pourrait trouver d'un commun cette narration, plus qu'écourtée, d'une tranche de vie, puisque dans ce cauchemar, les veines ne se sont pas scindées, les bords de falaises évités.

Mais il reste demain, le lent demain. À cette période de l'année, à l'heure où les parents et leurs enfants étudiants se bousculent aux portes des universités, au portillon des agences immobilières, moi, je suis témoin de deux enfants désœuvrés à cause d'un père abandonnique. Je vois deux enfants pris dans le tourbillon du cercle vicieux : pas d'argent, pas de chambre, pas d'études souhaitées. Alors montent l'angoisse, la peu, le doute, l'incompréhension, la haine.

"Pourquoi papa tu nous fais cela ? Nous ne t'avons rien fait", serait le cri du cœur d'une lauréate au baccalauréat au goût purement amer dès l'obtention. On ne saurait comment juridiquement enlever votre sang des veines de vos progénitures car si le rejet paternel est douloureux et fait rage à l'intérieur, vouloir détruire des parts de soi-même en voulant détruire l'autre part d'eux-mêmes à savoir la mère, est un des plus vilains tatouages marqué au fer rouge.

Il me plaît d'admettre du haut de mes vieux os, que je n'ai pas rencontré d'autres pères de cet acabit. Une preuve que le monde est en partie bien fait et de nombreux pères mariés ou divorcés ne se font pas prier pour être le guide naturel de leurs enfants. À ces pères-là, merci. À vos enfants chanceux, bonne réussite sous vos regards admiratifs.

À ces deux désœuvrés, il leur reste le père de tous les désœuvrés. Boris Cyrulnik. Le père de la résilience.

Un témoin, un guide

 

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