Libéral - social : Foutaise

On est l’un ou l’autre, mais pas les deux. En 1951 André GIDE disait (Journal GALLIMARD) nous entrons dans une époque où le libéralisme va devenir la plus suspecte et la plus impraticable des vertus.
Synonyme de tolérance ses contraires sont fanatisme, intolérance, sectarisme (le Larousse). C’est une doctrine politique économique qui privilégie l’individu et sa liberté en limitant le pouvoir de l’Etat. Le libre jeu des actions individuelles conduisent à l’intérêt général.
Le libéral considère que la recherche du profit et de l’intérêt personnel constitue le moteur du progrès. Liberté d’entreprendre et liberté de propriété. Le libéralisme économique et politique sont étroitement liés. Tous deux s’appuient sur le même principe : les individus sont capables de faire des choix (Ils ont des lumières).
La compétition entre eux est fonction de leur intérêt. Cela constitue le meilleur moteur de développement d’une société. Les élections permettent la compétition politique. Le marché permet la compétition économique. Le politique doit juste veiller à ce que ses orientations permettent l’égalité de traitement et des chances. Si les mesures permettent l’équité, et la création de valeur ajoutée, la mission politique est alors remplie. Il appartient à chacun d’exercer son talent pour s’enrichir. Un vrai libéral, est par nature humaniste. Il doit concevoir aussi les mesures de solidarité.
Socialisme : théorie visant à transformer l’organisation sociale dans un but de justice et de rétribution du travail, de l’éducation, du logement etc…. C’est une formation économique et sociale qui s’inspire du marxisme – léninisme. Il prône la suppression de la propriété privée. Ernest RENAN 1823 – 1892 disait : "L’égoïsme source du socialisme ne fera qu’une société de faible". D’une manière générale, le socialisme constitue une revendication pour un Etat interventionniste : Régulation, nationalisation, protectionnisme. L’Etat permettait une distribution plus égalitaire que le marché. Sauf que l’humain recherche d’abord son intérêt. Que l’on soit homme politique, ou de la société civile. La seule question que devrait se poser l’électeur responsable c’est : quel est le programme pour l’intérêt général, mais non pas qu’est-ce que j’ai a gagné. Or les politiques interventionnistes, sont en général inégalitaires. Car le levier principal est la fiscalité. En effet, on ne peut donner à tous. On choisi certaines personnes ou entreprises (pas nécessairement les plus nécessiteuses d’ailleurs) et on abouti à des inégalités de traitement. Certains sont avantagés. Et d’autres sont privilégiés. On fausse ainsi la concurrence, la formation des prix, les salaires, et on tue la compétitivité et l’emploi. Puis on tente de colmater des plans de relance. On relance quoi et qui ? Cela ne peut pas, marcher, puisqu’une minorité est touchée. C’est la noblesse politique que d’organiser une société harmonieuse. Quel est le courant qui le permet : Libéral ou Social ?
Eh oui M. MADELIN vous aviez raison trop tôt.
Jacques DIJOUX
Saint-Paul


