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Jaloux, infidèle, impulsif, cogneur… "Les pains dans la gueule !"
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Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 24 juillet 2014.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 24 juillet 2014 à 15H58

Jean-Hugues, de Saint-Leu, ne paye pas de mine avec son mètre-cinquante bien pesé. Mais c’est un sanguin bourré jusqu’à la moelle de contradictions.
Cela fait 25 ans qu’il vit avec Clara et, avec le temps, les relations sont devenues difficiles, de l’aveu de la jeune femme, menue, timide, effacée.
Ne trouvant à qui confier ses désarrois, elle rencontre un ami, "rien qu’un ami", assure-t-elle, à qui elle téléphone parfois pour s’épancher. L’ennui, c’est qu’elle lui envoie également des textos. On devrait pendre les opérateurs de téléphonie mobile, auteurs de drames conjugaux dont ils n’ont pas idée (ne tirez pas, je plaisante…).
Un soir qu’elle croit son légitime endormi, elle se calfeutre dans sa salle de bains pour "texter" à son aise. Ce qui devait arriver s’est produit ; bonhomme s’est levé, a trouvé l’affaire louche et baisement la commencé dans la cour Patel.
Mentir n’est pas défendu par la loi ; seule la morale le réprouve. Mais pour bien mentir, il faut être capé. Cela n’est pas donné à tout le monde. La pauvre s’embarque dans des explications fumeuses, dit qu’elle "s-m-isait" à sa sœur ; avec si peu de convictions qu’il finit par lui arracher le portable des mains et découvre le pot-aux-roses.
Bien piètre pot-aux-roses au demeurant car il n’a jamais été question d’infidélité… du moins chez elle. Car son Othello de banlieue, lui, a déjà eu des aventures hors mariage. Avec une maîtresse qui a fini par le quitter après s’être lassée des coups qu’il lui administrait avec une régularité frisant l’obstination.
Bref, il a "corrigée" Clara
On en est resté comme deux ronds-de-flan en entendant la victime défendre son violent mieux que ne l’aurait fait un ténor du barreau.
"Nous avons des problèmes de communication. Mais maintenant, c’est mieux, ça va. Je tiens à sauver mon couple", dit-elle pour justifier son non-dépôt de plainte.
Le procureur Thévenot n’en rate décidément pas une: "Devant cette plaidoirie touchante de la victime, je vais commencer par m’excuser d’avoir convoqué tout ce monde". Avant de revenir à plus de fermeté "envers un récidiviste connu depuis des années pour sa violence envers les femmes". Et, se lâchant : "Il faut qu’il arrête sa politique des pains dans la gueule puisqu’il faut dire les choses comme elles sont !"
Me Larifou a mis en avant la situation personnelle calamiteuse de l’accusé, du contexte familial désastreux qui est le sien du côté de sa propre famille. Ce n’est pas une raison et le tribunal, à cause de son casier, a condamné Jean-Hugues à 60 jours-amendes à 10 euros pièce.
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