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L'économie réunionnaise, intimement liée à l'évolution de sa démocratie locale

Ecrit par zinfos974 – le lundi 20 janvier 2014 à 10H47

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"Pas tous pourris mais presque...", serions nous tenté de dire au CAP.

A nous lire, la plupart des élus vont évidement nous taxer de "populistes", nous le savons déjà, avant même d'écrire ce billet. Mais, reste à savoir qui sont vraiment les "populistes" ? Ceux qui dénoncent les comportements immoraux des élus, ou justement ces derniers, qui profitent pleinement d'un système et d'un environnement défaillants, qu'ils ont largement contribué à créer et pleinement à la mesure de leurs intérêts personnels ?

Il est indéniable que pour développer l'économie à la Réunion, ou à tout le moins, limiter sa décroissance, d'autres voies courageuses autres que l'assistanat à outrance d'essence clientéliste (cesser entre autre la confusion entre assistanat et assistance), doivent absolument être envisagées. Pour initier ces mesures, un changement radical des comportements des "politiques" doit émerger. Ces derniers doivent impérativement reprendre la place qui est la leur, à savoir celle de "délégataires", ni plus, ni moins.

L'état de notre démocratie et de notre économie locale est intimement lié à la qualité de ceux qui sont aux responsabilités. Mais force est de constater que nombre de ceux-ci sont, soit en affaire avec la justice, soit plus motivés par leur carrière personnelle que par le bien être de la population, soit incompétents tout simplement. Pour l'ensemble de ces catégories sus-citées, le  plus important est de perdurer et rafler le maximum de postes, d'indemnités, d'avantages et de pouvoir. Tout changement économique ou politique, pouvant obérer leurs intérêts personnels leur est forcément nuisible. Nos élus manquent de courage, il faut bien le reconnaître. Quoiqu'ils en disent, ils sont plus séduits par le "statu quo" de notre économie et de notre démocratie, plutôt que par  un développement  qui n'irait pas dans le sens de leurs intérêts politiques et/ou personnels. Pourquoi changer les choses, quand l'état de ces dernières vous a permis d'être élu et d'obtenir ce que vous souhaitez ?

Les citoyens doivent impérativement reprendre en mains leur destin et se convaincre que la notion de démocratie est forcément évolutive. Elle doit évoluer non seulement avec le temps, l'espace, mais aussi en fonction des défis auxquels se confrontent les populations. Avec les mœurs aussi.

    Il importe de militer et de proposer d'autres modes de gouvernance. Rappeler à l'élu, sa place sous-jacente aux intérêts généraux des citoyens. Il ne doit être qu'un fusible qui permette la mise en œuvre d'une politique, d'un programme. L'important dans cette démocratie doit être le groupe et non l'individu, encore moins l'élu qui ne saurait être cumulard, ni "éternel". Il semble l'être cependant...

Le programme du mouvement Le CAP est vaste, mais reste subordonné à cette indispensable et nécessaire rénovation et révolution démocratique. Celle du changement non seulement des pratiques mais aussi des mentalités des élus. Il faut travailler pour un véritable parallélisme entre la volonté des citoyens et la politique menée par l'équipe municipale en place.

Pour ce faire, le recours à la voie référendaire locale doit être approfondis sur des sujets importants intéressant la communauté au plus haut niveau  et/ou engageant un certain seuil financier. Il ne s'agit pas ici de simples "consultations populaires" qui n'impliquent aucunement d'en tirer juridiquement les conséquences, mais d'initier de véritables référendums locaux pour mieux vivre notre démocratie locale. D'autant que de nouveaux moyens technologiques existent et peuvent nous permettre aujourd'hui, une interactivité salutaire entre les vœux des citoyens et l'équipe municipale. D'aucun diront également que c'est le maire qui décide et non l'équipe municipale. C'est reprendre là, les mauvaises habitudes désuètes de l'élu suprême et intouchable.

Pour résumer, l'état de l'économie réunionnaise est intimement lié à l'évolution de sa démocratie locale. A commencer par un changement radicale des pratiques politiques insulaires. Si "gouverner c'est prévoir", la situation économique désastreuse dans laquelle est notre île, illustre assez bien l'incurie et l'incompétence des élus actuels, qui malgré tout et souvent avec arrogance, ne cessent de continuer à donner des leçons. Le maintien aux responsabilités de cette "élite" défaillante et nuisible ne pourra qu'accentuer le déclin de notre île.

Il est temps de passer à autre chose. De regarder autour de nous et de rechercher ceux qui serviront les "Réunionnais sans se servir". De la jeunesse, de la nouveauté, des gens courageux et désintéressés, qui ne recherchent pas forcément à  faire "carrière" dans la politique, mais servir un temps leur île, voilà ce qu'il nous faut ! 

Au  CAP, par notre travail sur le terrain, nous avons appris à en reconnaître certains. Leur permettre de pouvoir un peu plus s'exprimer serait un pas salutaire de la presse vers une meilleure démocratie.
    
Le CAP

 

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