Congrès des Maires: Les élus d'Outre-mer dénoncent le gel des dotations de l'Etat

Hier, s'est ouvert le 96ème Congrès des Maires à l'Hôtel de Ville de Paris. Jusqu'à jeudi prochain, les maires de toutes les communes de France vont discuter de leur situation, confrontés qu'ils sont à la rigueur budgétaire prônée par le gouvernement. Le gel des dotations de l'Etat est revenu dans toutes les bouches des élus ultra-marins, invités pour l'occasion à débattre lors de la traditionnelle première journée de discussions sous le thème des Outre-mer.
Les présidents des associations de maires de l'ensemble des collectivités d'Outre-mer ont fait le déplacement à cette occasion. Roland Robert, maire de la Possession et président de l'association des maires de la Réunion, a une nouvelle fois dénoncé le contexte budgétaire particulièrement rude auquel sont confrontées les communes réunionnaises.
Les termes "gel des dotations de l'Etat pour les collectivités" étaient dans tous les esprits, hier, dans la grande salle de l'Hôtel de Ville de Paris. A nos confrères de l'AFP, Roland Robert a évoqué les "situations de grande détresse" à la Réunion, notamment un fort taux de chômage qui plafonne à plus de 35%. "Le plus élevé de France", a insisté Roland Robert. Le tout, aggravé par un contexte social et économique compliqué à la Réunion, mais dans les DOM plus généralement.
Tous ont unanimement condamné le manque de moyens de l'Etat vers leurs collectivités. C'est que l'Etat a décidé de baisser de 1,5 milliard d'euros ses dotations pour la période de 2014 et 2015. "Cela donne un effet ciseau infernal (…), avec des effets négatifs comme une hausse des impôts locaux ou une baisse des investissements, qui conditionnent l'activité économique locale, en particulier le bâtiment et les travaux publics", a confié Jacques Pélissard, président de l'association des maires de France au Figaro. Une situation dont se passerait bien la Réunion et qui ne va pas arranger l'activité du BTP local.
Les maires de France et des communes d'Outre-mer attendent désormais le discours du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, faute de pouvoir entendre François Hollande, dont l'absence à ce 96ème congrès est fortement regrettée…


