Ces chers ateliers municipaux...

Comment ne pas se questionner, sans sourire, car le coeur n'y est plus hélas, sur ces multiples travaux publics qui foisonnent, à juste quelques mois des élections municipales ?...Le parallèle avec les célèbres ateliers nationaux de Louis Blanc s'arrête là cependant.
Chez nos édiles locales, les motivations ne sont pas du tout les mêmes. Il est question ici de clientélisme, de campagne électorale et de réélection au fauteuil de maire tout simplement. Ils vous promettrons, la main sur le cœur, que ces travaux étaient programmés, et que de toute la durée de leur mandature, ils n'avaient pu les mettre à exécution. Comme par hasard, juste quelques mois, voire quelques semaines avant les échéances électorales, tous les chantiers débutent.... De qui se moque t-ils?
Tout ce petit microcosme politique, à tous les niveaux, régional, départemental, intercommunal et municipal, y va de son couplet. Jamais sur Saint Denis, Sainte Suzanne, Saint Paul, Saint Leu, entre autres, nous n'aurons assisté à l'ouverture de tant de chantiers. Chacun les justifiant par des calendriers impératifs indépendant bien sûr de leur volonté. C'est dire, combien ces caciques locaux font ce qu'ils veulent de notre argent. Car, évidemment, tout cela a un coût, mais dont on vous tracera les contours … après les élections certainement.
Ce qu'il faut fustiger et pointer du doigt, c'est l'opportunisme de ces chantiers et de ces premiers magistrats, qui je l'affirme, ne pensent depuis quelques mois, qu'à leur réélection. Les blasés diront que la nature humaine est ainsi faite, mais je ne peux me résoudre à une telle médiocrité de ceux qui sont sensés conduire les affaires de la cité et de peuples entiers. Il serait souhaitable que dans la fameuse boite à outils de celui qui nous « gouverne », l'on puisse trouver un tas d'autres outils, visant à l'amélioration de notre démocratie. Une démocratie pratiquée aujourd'hui à minima, dont le terme même de « démocratie » apparaît même usurpé. Des institutions qui toussotent, sans tenir compte de l'évolution des mœurs et des aspirations des citoyens, et dont la révision apparaît éminemment et évidemment nécessaire, voire indispensable.
A l'évidence, la priorité de ces élus, n'est pas la prise en compte de nos aspirations légitimes, ni l'amélioration des outils de notre démocratie locale et nationale, mais plutôt le maintien de leur position et de leur statut d'élu. Et seuls les prétendants voulant réellement rompre avec ces politiques colonialistes d'autrefois et qui proposent une nouvelle alternative, une nouvelle gouvernance, de nouveaux outils réactifs pour coller au plus près d'une démocratie participative, pourront changer les choses.
Ces vieux partis politiques surannés, qui nous précipitent dans les abysses, recherchent à s'imposer par des pressions inadmissibles sur les citoyens qui voudraient s'engager d'une manière différente mais altruiste. Des démarquage superficiels tentent de tromper les électeurs par des artifices sémantiques. Il en est ainsi par exemple du « Progrès », exemple phare de l'enfumage extrême, qui se veut à l'intérieur mais aussi à l'extérieur du PS. Encore une fois, tout sera fait par la classe politique en place, pour étouffer ces « indigents » ou ces « courageux », qui osent préparer sans eux, et proposer une alternative possible au « tout fric », au « tout pouvoir », … au « tout népotisme ».
Quelques lumières se dessinent cependant dans certaines communes et doivent être encouragées. Il en est ainsi de Madame AGATHE à Saint Louis, qui prépare une liste de colistiers issus de la société civile vraiment désintéressés, du mouvement du CAP, qui présentera des équipes sur plusieurs municipalités, dont Sainte Suzanne avec René BEGUE, nouveau en politique et Saint Paul avec Michèle GRAJA épaulé par un brillant jeune homme Joseph MERION, dont on connaît les combats menés sur d'autres fronts pour la population. La Possession est sur les rangs également.
Pour changer les choses, il faut changer le système et renouveler les dispositifs de démocratie locale. J'invite de toute mes forces et de tout mon cœur, les Réunionnais à ne plus se laisser gruger par les partis actuellement au pouvoir, qui ne feront toujours pas ce qu'ils n'ont pas su ou pas voulu faire depuis plus de trente ans . Choisissez des candidats humbles, dont l'action sera contrôlée et soumise à un véritable « quitus » de la population. Des candidats-citoyens qui veulent vous servir et non se servir.
Quelles que soient vos opinions, les petites listes vous proposent de véritables alternatives. Osez le vrai changement ! Pensez-y...
Franck SANSON


