Pour Andry Rajoelina, la communauté internationale n'a pas pris la mesure de la crise politique malgache

Comme rapporté par nos confrères de l'Express de Madagascar, Andry Rajoelina a vivement critiqué mercredi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York la position de la communauté internationale, qui n'aurait pas pris la mesure de la crise politique malgache, contrairement aux autres crises, notamment dans les pays arabes.
Le président de la République, définitivement écarté fin août de la course à la présidentielle, qui se tiendra le 25 octobre prochain, a déclaré que "cette compréhension manifestée à leur endroit... Madagascar aurait souhaité pouvoir en bénéficier, lorsque le peuple malgache s’est soulevé contre un régime contesté, pour revendiquer une vie meilleure, à travers la mise en place d’un véritable changement". Or, a-t-il poursuivi, "ce ne fut pas le cas à Madagascar".
Il poursuit sa critique en ajoutant que la Grande île "a dû faire face à l’incompréhension et à l’inflexibilité d’une communauté internationale à plusieurs vitesses" avec une "lecture et application dogmatique des textes, alors que des soulèvements populaires ailleurs, dans des conditions identiques avaient suscité bienveillance et sollicitude".
Le Président de la Transition, Andry Rajoelina, a ainsi appelé à "faire cesser les inégalités de traitement des pays en crise politique".
"Ce qui est valable ailleurs, ne l’est-il pas pour autant pour Madagascar", s'est interrogé Andry Rajoelina à la tribune de l'ONU.


