Crise à l'UDI 974: "Je n'ai pas à demander l'autorisation pour rencontrer des hommes politiques"

Ça balance pas mal à l'UDI 974 (Union des démocrates et des indépendants de la Réunion). Hier, une lettre adressée par six des sept partis (à savoir la Fédération Européenne Démocrate de Cyrille Hamilcaro, le Nouveau Centre représente par Valérie Auber, le Parti radical de Guillaume Elizabeth, Emergence Réunion de Serge Camatchy, la Gauche moderne de Louis-Bertrand Grondin et les adhérents directs représentés par Olivier Rivière) qui composent l'UDI 974, à leur présidente, Nassimah Dindar, a jeté le trouble à quelques mois des municipales.
Les dirigeants des six partis reprochent à Nassimah Dindar d'avoir "réalisé des actions et pris des contacts politiques en direction de forces ou personnalités qui violent les principes et la ligne politique" définie par l'UDI 974. Sous forme d'ultimatum, ils indiquent suspendre tous "les travaux au sein des instances dirigeantes de l'UDI, tout en demeurant adhérent de l'UDI nationale". Et pour obtenir des informations sur les décisions prises par la présidente du parti, ils mandatent Stéphane Fouassin, actuel secrétaire départemental, afin d'avoir les "éclaircissements nécessaires" et retrouver une "stabilité propre" et la "sérénité" au sein du parti.
Interrogée en marge d'une conférence de presse, Nassimah Dindar semble ne pas comprendre les griefs qui lui sont aujourd'hui reprochés. "Je peux vous dire aujourd'hui, à la veille d'élections, que tout le monde rencontre tout le monde. J'ai rencontré Michel Fontaine, Didier Robert ou encore Thierry Robert, Jean-Paul Virapoullé également. Mais je n'ai pas à le cacher et je n'ai pas à demander l'autorisation pour rencontrer des hommes politiques. Je peux même vous dire que j'ai eu une réunion avec Philippe Leconstant et Gilbert Annette. Ce sont des choses qui se font et heureusement pour la Réunion", explique-t-elle.
Et sur l'ultimatum lancé par les forces vives de l'UDI, Nassimah Dindar répond de la manière la plus simple : "Je n'ai pas peur !".
Pour un parti dont l'existence remonte à un an, la crise interne semble bien installée.
Voici le communiqué publié par Nassimah Dindar :


