Les primaires du Progrès: Michel Vergoz est confiant

"Tout le monde peut voter et n'importe qui peut se présenter", répète Michel Vergoz, un des fondateurs du Progrès. Les primaires se dérouleront dans 10 à 12 communes (Saint-Joseph, Saint-Philippe, Petite-Ile, Sainte-Rose, Saint-Pierre, Saint-Benoît, Le Tampon, Trois Bassins, Cilaos, Salazie...). Le premier tour est prévu pour le 29 septembre. Le second tour, si nécessaire, se déroulera une semaine plus tard, le 6 octobre.
Toute personne inscrite sur les listes électorales et ayant rempli le bulletin de pré-inscription pourra voter. Toute personne voulant se présenter devra signer la charte d'engagement sur les valeurs progressistes et ne pas être candidat aux municipales de 2014. Les quatre parlementaires du mouvement, Patrick Lebreton (Saint-Joseph), Michel Vergoz (Sainte-Rose), Jean-Jacques Vlody (Le Tampon) et Jean-Claude Fruteau (Saint-Benoît) sont candidats.
"C'est le moment ou jamais"
"Je ne suis pas inquiet, au contraire, c'est le moment où jamais", annonce Michel Vergoz. Le désaccord du PS ne pèse pas sur son enthousiasme. "C'est justement quand ça devient difficile qu'il faut être présent". Philippe Leconstant, le premier secrétaire de la fédération du PS Réunion, avait en effet rappelé les règles et les procédures concernant les primaires et avait insisté sur une union des socialistes aux municipales, plutôt qu'une dispersion. Sa vision: un seul candidat PS par commune aux élections de mars 2014.
"C'est de la sémantique, rien de plus, répond Michel Vergoz. Je ne veux pas analyser le sens des mots. Nous voulons tout simplement rassembler le plus de progressistes. Ce serait une si grande victoire d'être élu au sein de ma ville que je ne pense pas à la dizaine de personnes qui me critiquent, assis dans leur bureau climatisé".
Ne pas polémiquer, c'est néanmoins son objectif. Ne rien dévoiler non plus: tout le monde peut se présenter donc il ne voit pas l'intérêt de donner quelques noms de candidats. "Je veux avant tout donner la possibilité aux citoyens de devenir des acteurs et de ne pas décrédibiliser la politique".


