7963 SMS et 573 appels passés alors qu'il purge une interdiction de contact

Elle appelle la police qui l'interpelle le lendemain et le place en garde à vue. L'enquête montre que le lendemain de sa condamnation de mars, donc sous interdiction de contact, il envoie déjà des textos et passe des appels à son ex. Depuis ce jour et jusqu'au 9 septembre, ce sont 7963 SMS et 579 appels malveillants qu'il a émis.
"J'ai fait ça car j'estime que ce n'est pas fini", explique-t-il lors des auditions. "Maintenant, je me sens libéré de cette relation", ajoute le prévenu à l'audience. Tant mieux me direz vous ... mais pas de chance, il avait déjà dit ça en mars lors de son jugement lui rappelle la présidente qui l'avait jugé ce jour-là. "Ça fait 5 ans qu'elle galère pour se détacher de lui", assène la partie civile. "Il considère qu'elle est à lui. Elle ne se sent pas en sécurité, elle est à bout" ajoute la robe noire.
"Les faits font froid dans le dos. Il s'en est même pris à la chambre de son enfant. Plus de 7000 SMS, 570 appels et il commence dès le lendemain de sa condamnation. C'est la quatrième fois à l'encontre de sa compagne, le seul moyen de l'arrêter, c'est la détention", réplique le parquet qui requiert une peine de 2 ans de prison, la révocation du sursis en cours et le maintien en détention.
"Il a des difficultés à tourner la page. Il était sous l'effet de l'alcool et regrette ce qu'il a fait. S'il n'avait pas bu, rien de tout cela ne ce serait produit. Il fait des efforts mais il a un vrai problème d'addiction à l'alcool", plaide la défense qui demande de la clémence et une peine mixte.
Avec 15 mentions à son casier judiciaire, le prévenu est condamné à 18 mois de prison dont 4 mois de sursis révoqués et reste en détention. Il risque aussi de voir les 4 mois de bracelet qu'il devait faire se transformer en prison ferme.


