6e jour de grève de la faim pour Samuel Mouen : "Dans ma tête, ça se passe bien"

Alors qu'il en est à son sixième jour de grève de la faim afin de sensibiliser la population sur la disparition du RSTA, Samuel Mouen se sent plutôt bien. "Dans ma tête, ça se passe bien. Au bout de six jours, le corps prend un coup. J'ai quelques crampes aux jambes, à l'estomac mais ma tête est solide", assure Samuel Mouen, qui explique être suivi par "des amis médecins".
Hier soir, Gino Ponin Ballom est venu lui rendre visite. Et de nombreux citoyens ou personnalités politiques viennent le voir pour lui témoigner des messages de sympathie. "Tous les soirs, il y a trente à soixante personnes qui viennent me tenir compagnie. Les soutiens se manifestent", se réjouit le représentant des Indignés 974, déterminé à poursuivre sa grève de la faim.
En début d'après-midi, Samuel Mouen n'était pas au courant que Nassimah Dindar, président de la fédération UDI Réunion et présidente du Conseil général, était en train d'organiser un rassemblement de soutien devant la préfecture, prévu dimanche à 10h.
"Vous me l'apprenez. Si c'est un soutien, j'aimerais qu'il en inspire d'autres. Je ne suis pas un homme politique, je suis un citoyen. Si des représentants du peuple réagissent , ce n'est pas rien. Ma démarche n'aura pas été vaine. Je ne vais pas m'en plaindre. C'est aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités", ajoute Samuel Mouen.
Philippe Régner va lui aussi se mettre en grève de laim
Anne-Marie Papy, adjointe au maire à Saint-Pierre, est également venue apporter son soutien à Samuel Mouen. "Son combat va au delà des clivages politiques qu'on peut connaître à la Réunion. Mais il me semble que les politiques se réveillent un peu trop tard. Ce combat, il aurait fallu le mener avant la suppression du RSTA", estime-t-elle.
Rejoint depuis mercredi dans son combat par Philippe Régnier, ce dernier a lui aussi décidé de manger son dernier repas ce soir. Il va donc lui aussi se mettre en grève de la faim. "Je me mets en grève totale de la faim pour soutenir Monsieur Mouen et pour faire entendre au gouvernement que la Réunion a besoin de lois spécifiques".


