5e jour de violences en Nouvelle-Calédonie : Des incendies, des difficultés à se soigner et à se nourrir

Au 5e jour de violences sur le Caillou, Louis Le Franc note, du fait de l'état d'urgence, une “situation plus calme et apaisée dans le grand Nouméa”, a indiqué le représentant de l'État lors de son point presse de ce vendredi matin.
Toutefois, “trois policiers ont été blessés par balles à Nouméa, lors d’une tentative de pillage d’une armurerie", indique le haut-commissaire. À Kouaoua, les centres miniers ont été attaqués et vandalisés. La serpentine qui transporte le minerai de nickel est en feu. Une école et de deux entreprises ont également été incendiées. La situation reste encore tendue dans certains quartiers. "Ce sont des zones où il y a plusieurs centaines d’émeutiers, qui attendent le contact avec les forces de l’ordre", assure le haut-commissaire.
Depuis le début des violences, 5 personnes sont décédées. Deux gendarmes, dont un de manière accidentelle, et trois kanaks ont trouvé la mort. Une personne suspectée d'être impliquée dans la mort de deux kanaks s’est rendue, indique le Monde.
Alors que les renforts massifs de sécurité intérieure sont en partie arrivés, les autorités ont pour priorité de sécuriser les accès aux services de santé.
Les incendies de commerces et supermarchés rendent de plus en plus difficiles également l'accès à la nourriture. Une chaine de solidarité s'est mise en place dans laquelle “chacun donne ce qu’il peut à celui qui en a besoin”, a indiqué une Réunionnaise installée sur place.
Dans un communiqué, la CCAT a déploré la perte de vies, “celles de nos jeunes assassinés par les milices cautionnées par l’État et les responsables non-indépendantistes, et celle du jeune gendarme", relaye Nouvelle-Calédonie la 1ère." Face à l’entêtement de l’État à vouloir imposer la modification de la Constitution, nous dénonçons l’irresponsabilité de l’État et nous le tenons pour responsable des pertes de vies humaines, des exactions et des saccages du tissu économique du pays", a également pointé la CCAT qui demande dans le même temps "un temps d’apaisement pour enrayer l’escalade de la violence."


