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30 sénateurs plaident en faveur de l’adaptation du calendrier scolaire au climat de La Réunion

Ecrit par N.P. – le samedi 7 février 2026 à 14H41

À La Réunion, les vacances d’été ne tombent pas pendant l’été. Pour que les élèves échappent aux fortes chaleurs, Audrey Bélim propose une loi qui pourrait révolutionner le calendrier scolaire de l’île.

Alors que la rentrée scolaire se déroule sous une chaleur accablante à La Réunion, la sénatrice socialiste Audrey Bélim met en lumière une problématique persistante : le calendrier scolaire de l’île reste inadapté aux réalités climatiques locales.

Selon la parlementaire, le problème est simple : "à La Réunion, les vacances d'été ne correspondent pas à l'été". Les ajustements annoncés par le rectorat pour l’année prochaine, qui prévoient deux semaines de vacances supplémentaires durant l’été austral, vont dans le bon sens mais ne suffisent pas, estime-t-elle.

S’inspirer des modèles de l’hémisphère Sud

Pour y remédier, Audrey Bélim a déposé une proposition de loi visant à permettre une véritable adaptation du calendrier scolaire aux conditions climatiques réunionnaises. Cette réforme ne fixe pas de dates précises dans la loi mais confère au recteur de l’académie la capacité juridique d’adapter le calendrier, y compris les dates des examens nationaux, après concertation avec l’ensemble de la communauté éducative.

La sénatrice rappelle que de nombreux pays de l’hémisphère Sud, ainsi que d’autres territoires ultramarins français comme la Nouvelle-Calédonie, ont déjà adopté cette approche. Selon elle, cette mesure bénéficie d’un large soutien : "Les fédérations de parents d'élèves, les organisations syndicales et de nombreux élèves alertent depuis plusieurs années sur des conditions d'apprentissage devenues difficiles, voire intenables."

Vers des bénéfices pour les élèves et les collectivités

Audrey Bélim souligne également les bénéfices écologiques et financiers d’un tel ajustement, qui pourrait limiter les besoins en climatisation et réduire les investissements lourds imposés aux collectivités.

La proposition de loi a déjà recueilli le soutien de trente sénatrices et sénateurs, dont Victorin Lurel, ancien ministre des Outre-mer, et Marie-Pierre Monier, cheffe de file socialiste au sein de la commission de la culture et de l’éducation du Sénat. La parlementaire appelle désormais le ministre de l’Éducation nationale à prendre en compte cette demande : "Adapter le calendrier scolaire à La Réunion, c’est reconnaître une évidence géographique et remettre l’élève au cœur de notre politique éducative."

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