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18 millions d'euros d’excédent, 66 millions pour investir en 2025 : Saint-Denis revendique un budget solide et ambitieux

Ecrit par S.I. – le vendredi 13 juin 2025 à 18H51

À l’occasion du conseil municipal du vendredi 13 juin, la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a présenté les résultats du compte administratif 2024. Avec un excédent global de 18 millions d’euros et un niveau d’investissement inédit de 66 millions d’euros prévu pour 2025, la municipalité revendique une gestion rigoureuse et ambitieuse.

Quelques heures avant le conseil municipal de ce vendredi 13 juin, la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a réuni la presse pour dresser le bilan financier de l’année 2024 et esquisser les perspectives pour 2025. Le compte administratif, présenté comme "la photographie réelle " de l’action municipale, affiche un excédent global de 18 millions d’euros. La ville prévoit par ailleurs 66 millions d’euros d’investissements pour l’an prochain, un niveau "jamais atteint jusqu’ici", selon la maire.

Une gestion "efficace" dans un contexte de crises

Ericka Bareigts a rappelé que son équipe s’inscrivait dans une démarche de rigueur budgétaire, engagée "dès le début du mandat". "Nous sommes les élus de la génération Covid. Ce mandat a été marqué par des risques majeurs : crise sanitaire, cyclones, incendies, crise économique… Nous avons bien fait de rester prudents", a-t-elle souligné.

Avec 94 % de taux de réalisation budgétaire et une commande publique de 65 millions d’euros, dont 95 % reviennent à des TPE-PME réunionnaises, la ville revendique une gestion efficace. Les délais de paiement sont maintenus à 24 jours.

La jeunesse reste au cœur des priorités pour la municipalité. En 2024, 11.000 jeunes ont été accompagnés par la Mission Locale et 3.000 parcours d’insertion ont été engagés. Le chef-lieu maintient également ses bourses de voyage et investit 17 millions d’euros dans l’éducation.

Les longères bientôt toutes réhabilitées

Deux écoles – Bouvet et la maternelle Vauban – feront l’objet de travaux de rénovation pour un montant de 7 millions d’euros, tandis qu’un marché de 2 millions d’euros sur 3 ans sera lancé pour équiper les établissements scolaires en brasseurs d’air. En attendant la fin des travaux, une école provisoire sera installée à Champ-Fleuri pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions.

Le conseil municipal votera le maintien des subventions à 500 associations, pour un total de plus de 30 millions d’euros. Une nouvelle affectation a également été annoncée pour la longère n°2 du front de mer (ex-brasserie Gare du Nord), qui accueillera bientôt Marmailles City, un espace familial et ludique de 665 m².

Concernant la troisième et dernière longère, celle qui était occupée il y a plus de dix ans par les Trois Brasseurs, elle portera l'enseigne L'Escale et devrait ouvrir au premier trimestre 2026, selon les lauréats de l'appel à projet, dont les noms ont été dévoilés à la presse ce mercredi 26 mars.

Lire aussi : Saint-Denis : L'Escale s'installe dans l'ancienne longère des 3 Brasseurs

Deux motions seront aussi débattues : l’une, en lien avec l’ORPME (Organisation réunionnaise des petites et moyennes entreprises), pour demander le gel de l’installation de centres commerciaux, conformément à un engagement de campagne ; l’autre, pour que Saint-Denis entre dans le dispositif expérimental d’encadrement des loyers, suite à l’adoption de la loi Bélim.

Lire aussi : Encadrement des loyers et matériaux locaux : la sénatrice Audrey Bélim célèbre "une loi de justice pour les Outre-mer"

43 millions d'euros d'épargne nette 

L’élu délégué aux finances, Gérard Françoise, a précisé les chiffres illustrant la "solidité budgétaire" de la commune, malgré une précarité grandissante sur le terrain : 13.500 demandes d’aide alimentaire et 12.500 autres aides sociales ont été recensées en 2024. "Nous faisons face à une crise du pouvoir d’achat, avec une cherté de la vie supérieure de 9 % à La Réunion, et jusqu’à 35 % pour l’alimentation", a-t-il alerté.

Malgré ce contexte difficile, la commune affiche une épargne nette de 43 millions d’euros, un ratio jugé "hors du commun". Autre indicateur fort : l’encours de la dette est limité à 882 euros par habitant, contre 1. 167 euros en moyenne nationale. Le ratio de désendettement est de 3,2 années, deux fois inférieur à celui des communes de même strate.

"En plus des bases fiscales 5 % plus faibles que la moyenne nationale, nous avons des taux qui sont nettement inférieurs au niveau de n'importe collectivité locale", conclut Gérard Françoise.

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