17 sites retenus pour accueillir des prisons modulaires, dont Le Port à La Réunion

Pour accélérer la création de nouvelles places de prison, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, mise sur des établissements modulaires livrables en 18 mois et deux fois moins coûteux que les constructions classiques. Dix-sept sites ont été sélectionnés, dont un à La Réunion.
C’est un virage stratégique que veut impulser Gérald Darmanin, ministre d’État, garde des Sceaux, pour répondre à la surpopulation carcérale et aux nouvelles menaces pesant sur les agents pénitentiaires. Le ministre de la Justice a confirmé la volonté d’accélérer la création de places de prison en recourant à des établissements dits modulaires. Ces infrastructures, construites en béton armé, sont présentées comme tout aussi robustes et fonctionnelles que les prisons classiques, mais avec un délai de livraison bien plus court — 18 mois contre 7 ans habituellement — et un coût divisé par deux, estimé à 200.000 euros la place au lieu de 400.000 euros.
Un premier appel d’offres portant sur la construction de 1.500 places a déjà été lancé et a suscité l’intérêt de neuf entreprises. Le premier établissement modulaire ouvrira ses portes à l’automne 2026 à Troyes-Lavau, dans l’Aube. Un second appel d’offres pour 1.500 places supplémentaires est prévu dans les prochains jours.
Dix-sept sites ont été officiellement retenus pour accueillir ces nouvelles structures pénitentiaires : Troyes-Lavau (Aube), Brest (Finistère), Lille-Sequedin (Nord), Mont-de-Marsan (Landes), Eysses (Lot-et-Garonne), Châteaudun (Eure-et-Loir), Laon (Aisne), Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Fleury-Mérogis (Essonne), Liancourt (Oise), Maubeuge (Nord), Valence (Drôme), Moulins (Allier), Tarascon (Bouches-du-Rhône), Meaux (Seine-et-Marne), Lorient (Morbihan) et Le Port, à La Réunion.
Le ministère de la Justice affirme que cette nouvelle génération d’établissements permettra de « moderniser la politique carcérale et de mieux garantir la sécurité des personnels et des détenus ». Les premiers détenus pourraient ainsi être accueillis dans ces prisons modulaires dès 2027.


