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Vous saviez que le meurtre de Philippine était de la faute du patriarcat ?

Certains événements hors du commun ont parfois comme conséquence indirecte de faire tomber les masques. C’est ce qui s’est passé avec l’affaire du meurtre de la jeune Philippine.
Ecrit par Pierrot Dupuy – le vendredi 27 septembre 2024 à 20H41

 

Le côté extraordinaire de ce meurtre tient à la personnalité de cette jeune étudiante de 19 ans, une jeune femme sans histoires qui poursuivait tranquillement ses études à l’université Paris-Dauphine, et qui a été tuée par un migrant marocain, récidiviste, et sous le coup d’une OQTF, une obligation de quitter le territoire français. Qu’il n’avait bien sûr pas respectée.

Tous les ingrédients étaient réunis pour enflammer les réseaux sociaux, les médias et la classe politique.

Inutile que je vous fasse un dessin sur les commentaires que l’on a pu trouver sur les réseaux sociaux. Les médias eux, ont sauté sur le sujet. Les grands journaux nationaux ont écrit plusieurs articles par jour, sous différents angles, sur les circonstances du meurtre, sur la fuite de Taha O. en Suisse, sur comment les policiers l’ont retrouvé, sur le témoignage de la première victime d’un viol il y a quelques années, ce qui avait valu au Marocain une condamnation à 7 ans de prison… Et surtout sur l’imbroglio juridique qui a abouti à ce que ce migrant en situation irrégulière, qui avait été arrêté et placé en centre de rétention administratif, avait été libéré par un juge des libertés.

Quant aux chaines d’info en continu, elles nous ont bassiné pendant plusieurs jours avec des reportages et des débats sur le sujet.

Que du classique pour un dossier de cette importance, on peut difficilement le leur reprocher.

Plus étonnante a été la réaction de certains politiques

Les élus du bloc central, c’est-à-dire pour résumer les Macronistes, de la droite et de l’extrême-droite a été dans la logique des choses. On pouvait difficilement s’attendre à autre chose qu’à une condamnation plus ou moins forte en fonction des sensibilités, de l’immigration et du laxisme des juges. Avec une dose de compassion pour la victime et sa famille.

Par contre du côté de la gauche, très peu de compassion, voire pas du tout, et on s’est empressé de pousser la question de l’immigration sous le tapis. Circulez, il n’y a rien à voir.

La plus choquante a sans doute été la réaction de Jean-Luc Mélenchon, le patron de LFI. Chez lui, aucune dénonciation de la récupération, aucune défense des pauvres étrangers victimes de leur culture et de leur éducation, comme d’autres représentants de la gauche n’ont pas hésité à le faire, comme on le verra un peu plus loin. Non, Jean-Luc Mélenchon s’est borné à adresser ses condoléances à la famille. Point barre. Le chef de l’extrême gauche ne dit rien, sur le principal suspect, sur le fait qu’il s’agisse d’un récidiviste, sur le fait que la Justice l’ait libéré parce-que les délais pour le conserver en CRA, fixés par la loi et donc votés par les députés, sont trop courts quand on a affaire à des états qui comme le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie, refusent de récupérer leurs ressortissants. Dommage.

C'est "un féminicide" et c'est la faute du "patriarcat"

Dans un registre un peu similaire, Sandrine Rousseau a ainsi déclaré sur France Inter : "C'est un féminicide et il faut le punir sévèrement. Mais si [l'auteur] avait été dans un autre pays, il aurait mis tout autant en danger d'autres femmes". Selon elle, ce qui compte, c’est le fait que la victime soit une femme, pas le pays où ça s’est produit ni par qui ça a été fait.

Pour Alice Coffin, journaliste et militante féministe et LGBT française, élue écologiste au Conseil de Paris, la faute incombe au patriarcat. Le problème, c’est "la masculinité". Là aussi, nulle allusion à l’auteur du meurtre, à sa nationalité, au fait qu’il soit sous résidence surveillée non respectée et sous OQTF non appliquée. Et elle a la solution : il faut donner des cours d’éducation sexuelle et sur les stéréotypes de genre à l’école ! Plus lunaire, tu meurs !

La faute à la xénophobie

Quant à la députée communiste Elsa Faucillon, elle assure ressentir une "immense colère", non pas contre l’assassin présumé, mais face "aux charognards" qui déversent leur "bile xénophobe". Et pour elle aussi, la vraie coupable est la société patriarcale. Difficile de faire plus perché !

Enfin, le meilleur peut-être pour la fin, le syndicat de la Magistrature a publié un communiqué dénonçant, lui aussi, la xénophobie supposée de toute une partie de la population française. Et il trouve dangereux d’établir un parallèle entre la non-application de l’OQTF qui visait Taha O. et son passage à l’acte criminel. C’est oublier qu’il avait déjà été condamné lourdement pour viol, et que s’il a été remis en liberté, c’est justement suite à la décision d’un magistrat qui avait reconnu sa dangerosité, la possibilité de récidive et qui l’a malgré tout relâché.

Je conclurai ce chapitre des réactions abjectes en vous révélant que des associations d’étudiants de plusieurs universités ont dénoncé le fait que des militants d’extrême gauche ont arraché des affiches qui avaient été collées dans leurs locaux en mémoire à Philippine. On pouvait y lire : "Justice pour Philippine, étudiante assassinée par une OQTF non exécutée". Et la boucle est bouclée.

Met encor, la pa assé

Je ne voudrais pas vous gâcher votre week-end mais je ne voudrais pas non plus vous laisser dans l’ignorance.

Nous avons appris ce matin que la dette de la France pesait à la fin du deuxième trimestre 3228,4 milliards d’euros, soit 112% du PIB, selon l’Insee. En sept ans, l'addition a bondi de plus de 900 milliards d'euros. En vingt ans, elle a bondi de plus de 2000 milliards d'euros.

Les premières conséquences se font déjà sentir : le rendement de l’obligation française à 10 ans a dépassé pour la première fois celui du même titre de l’Espagne sur le marché secondaire. Ce qui signifie que le remboursement de cette dette nous coutera de plus en plus cher. Et que nous devrons donc emprunter toujours plus, toujours plus cher, pour rembourser nos prêts arrivés à échéance.

D’ores et déjà, l’année dernière, les "engagements financiers de l'État" figuraient à la seconde place des dépenses avec quelque 62,4 milliards d’euros dépensés en 2023. Derrière l’Éducation mais loin devant la Défense avec son budget de 54,8 milliards d’euros.

Quand je pense qu’il y a des irresponsables, et je pense là en particulier à la gauche et à l’extrême-gauche, mais aussi à l’extrême-droite, qui sont prêts à alourdir cette dette encore de quelques dizaines de milliards supplémentaires !

Hallucinant et totalement irresponsable. Ce qui n’exonère pas de leurs responsabilités nos dirigeants qui sont responsables de l’augmentation de cette dette de près de 69 milliards d'euros entre mars et juin pour atteindre 112% du PIB, contre 110,7% à la fin du premier trimestre.

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