Vols maintenus en juillet et août, prix sous surveillance : le gouvernement veut rassurer malgré la flambée du kérosène

Malgré les premières annulations enregistrées au printemps sous l’effet de la hausse du carburant, le gouvernement assure que la saison estivale sera épargnée. Les compagnies aériennes promettent de maintenir leurs programmes de vols, sous la surveillance des autorités.
Le message se veut clair à l’approche des vacances : pas de vague d’annulations en vue pour l’été. Invité de Franceinfo ce vendredi 8 mai, le ministre du Tourisme, Serge Papin, assure que « pour juillet-août, toutes les compagnies aériennes me disent qu’il n’y aura aucune annulation », y compris du côté des transporteurs à bas coût.
Une déclaration qui intervient dans un contexte tendu pour le secteur aérien, fortement secoué par la flambée des prix du kérosène liée à la guerre au Moyen-Orient. Fin avril, certaines compagnies, dont Transavia, ont été contraintes d’ajuster leur programme en annulant des vols en mai et juin.
🔴 Le tourisme face à la guerre au Moyen-Orient ➡️ "S'agissant des annulations, c'est 2% de réservations qui ont été annulées [...] pour la période mai/juin. Pour juillet/août, toutes les compagnies aériennes me disent qu'il n'y aura aucune annulation", déclare Serge Papin pic.twitter.com/JsomjEgZFI
— franceinfo (@franceinfo) May 8, 2026
Selon les chiffres avancés par le gouvernement, ces perturbations restent toutefois limitées. « C’est 2 % de réservations qui ont été annulées et remboursées », a indiqué le ministre, reprenant une estimation déjà évoquée par Philippe Tabarot. Une situation jugée maîtrisée à ce stade, après une réunion organisée à Bercy avec les acteurs du secteur, en présence également du ministre de l’Économie Roland Lescure.
Surveillance renforcée des prix des billets
Au-delà de la question des annulations, l’exécutif se montre particulièrement vigilant sur l’évolution des tarifs. Le ministre du Tourisme met en garde contre toute hausse abusive des prix à l’approche des départs estivaux. La DGCCRF est mobilisée pour contrôler les pratiques et sanctionner d’éventuels abus.
Dans son viseur, notamment, les suppléments appliqués après l’achat des billets. La compagnie espagnole Volotea a ainsi mis en place une surcharge pouvant atteindre 14 euros pour compenser la hausse du carburant. Une pratique jugée illégale par le gouvernement. « Le prix est ferme », rappelle Serge Papin, insistant sur l’interdiction de modifier le tarif après validation de l’achat, quel que soit le motif avancé.
Le gouvernement entend ainsi envoyer un double signal : rassurer les voyageurs sur le maintien des vols tout en encadrant strictement les pratiques tarifaires. Reste à savoir si cet équilibre tiendra face à la volatilité persistante des prix de l’énergie, alors que le secteur aérien demeure en première ligne des tensions géopolitiques.


