Volcan : l’éruption s’essouffle brutalement, incertitude totale sur la suite

Le trémor volcanique a brutalement chuté ce mercredi 25 mars, signe d’un affaiblissement marqué de l’alimentation en magma. Si l’activité semble quasiment à l’arrêt, les scientifiques restent prudents sur l’évolution des prochaines heures.
L’éruption du Piton de la Fournaise marque un coup d’arrêt brutal. Ce mercredi 25 mars, le trémor volcanique – principal indicateur de l’activité en profondeur – a enregistré deux chutes successives à 9h50 puis 13h45, avant de retomber vers 15h à un niveau proche du bruit de fond. Une évolution nette qui traduit une très forte diminution de l’alimentation magmatique, laissant envisager un flux de lave désormais très faible, voire nul.
Pour autant, l’éruption n’est pas formellement terminée. Une énergie sismique résiduelle, comprise entre 1 et 3 Hz, continue d’être observée. Elle pourrait correspondre à un dégazage encore actif ou à un écoulement de lave résiduel dans les conduits. En surface, des coulées peuvent d’ailleurs rester visibles, alimentées par la vidange progressive des tunnels de lave.
Dans ce contexte, toutes les hypothèses restent ouvertes. Un arrêt définitif de l’éruption est possible, mais une reprise brutale n’est pas à exclure, que ce soit sur le site actuel ou ailleurs. Des scénarios similaires ont déjà été observés par le passé, notamment lors de l’éruption d’août à octobre 2015, marquée par des phases de pause suivies de reprises soudaines.
Le dégazage se poursuit par ailleurs. Le panache, notamment à l’entrée en mer, ainsi que les fumerolles, pourraient persister encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines, malgré le net ralentissement de l’activité éruptive. Une situation évolutive qui appelle à la vigilance.


