Visite protocolaire du secrétaire d'Etat à la fonction publique

Visite au pas de charge: mairie, Région, Département, Préfecture... C'est à midi que le secrétaire d'Etat à la fonction publique a choisi de visiter les locaux de la préfecture. Mais si le personnel avait choisi de faire l'impasse sur sa pause déjeuner pour accueillir leur grand chef, en revanche les couloirs étaient bien vides de public. C'est vrai que l'heure ne se prêtait pas au bain de foule.
Georges Tron dit être là pour "découvrir les questions spécifiques aux DOM et à La Réunion". Il est certain qu'avec 1/4 d'employés dans la fonction publique, les interrogations sont nombreuses. Face aux réductions budgétaires annoncées, l'inquiétude grandit parmi les fonctionnaires. Pour réduire le déficit budgétaire, le gouvernement ne sera t-il pas tenté de s'en prendre aux fonctionnaires des DOM? Le secrétaire d'Etat a voulu les rassurer. L'objectif est surtout d'optimiser le service public.
"Il ne s'agit pas de réduction mais de rationalisation"
Le secrétaire d'Etat est venu avec un leitmotiv : "Le service public doit offrir de meilleurs services au public". La phrase sonne comme une évidence, le principe repose sur la simplification des procédures. "En simplifiant les procédures, on limite les coûts", affirme Georges Tron. Et de rassurer, en disant que "cette politique de rationalisation ne passe pas forcément par une baisse systématique des effectifs".
Mais si l'on n'est pas obligé de réduire les effectifs pour optimiser le service public, pourquoi ne pas vouloir remplacer un départ à la retraite sur deux ?
Une question à laquelle Georges Tron apporte sa réponse. Pour lui, la réduction des postes est positive pour les fonctionnaires. Elle "permet d'économiser 1 milliard d'euros, grâce notamment au non-renouvellement des départs à la retraite. De cette somme, 650 millions sont réinvestis pour les fonctionnaires, dans les primes à l'installation par exemple", a-t-il expliqué.
Des suppressions de postes et non des licenciements...
Durant le rencontre avec les journalistes, Georges Tron a insisté. Il préfère parler de "suppression de postes", plutôt que de licenciements. Le dispositif serait facile à mettre en place : "Cette réduction se fera au niveau des postes proposés au moment des concours de recrutement pour l'enseignement". Au delà du corps enseignant, les fonctionnaires de police seront aussi concernés par cette politique de "réajustement", mais uniquement au niveau des postes administratifs. En clair, il y aura toujours autant de policiers dans la rue, mais moins de cadres au-dessus d'eux.
Enfin, parmi les autres questions soulevées, le secrétaire d'Etat est resté évasif. Il ne connaît pas le nombre de postes qui seront supprimés à La Réunion et il a brièvement évoqué le sujet de de la surrémunération des fonctionnaires, en affirmant qu'il n'y sera pas touché.
Quant à la question relative à la mutation des fonctionnaires réunionnais à La Réunion, depuis la circulaire du 23 juillet dernier, un nouveau dispositif est en train d'être mis en place.



