Violences intrafamiliales et harcèlement scolaire : Associations, avocats et magistrats mobilisés

L'association EPA et la Maison des Avocats ont dans le cadre de leur collaboration présenté des initiatives pour lutter contre les violences intrafamiliales et le harcèlement dont sont victimes les enfants. "Quand on accompagne les familles, on les oriente vers les permanences des avocats spécialisés dans les violences intrafamiliales, le harcèlement scolaire et l'inceste", explique Jessy Yong-Peng, présidente de l'association EPA. Et c'est pour assister l'association qui réalise des ateliers numériques que la Maison des Avocats a offert des tablettes aux bénévoles.
Les associations EPA et Solidarnum ont aussi décidé de développer une application pour sensibiliser le grand public (enfants, parents, enseignants) aux violences intrafamiliales, le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement. Les bénévoles souhaitent que toutes les langues parlées sur le territoire soient disponibles.
L'association EPA rappelle qu'une page Facebook est déjà en ligne pour aiguiller les parents dont les enfants sont victimes de harcèlement scolaire : "Me too harcèlement scolaire 974", ainsi que "Me too inceste 974" sur le sujet des violences sexuelles sur des enfants.
Le bâtonnier, maître Laurent Payen, revient sur l'implication des avocats auprès des parents et des victimes : "On a déjà une action pérenne avec des permanences organisées par l'Ordre des avocats tous les mercredis après-midi. Les parents avec leurs enfants, ou même les adolescents, peuvent être reçus par les avocats avec toute l'attention qu'il faut."
Le soutien de l'institution judiciaire
"Cette action montre la richesse du tissu associatif à La Réunion et la cohésion avec les volontés de bien faire sur un sujet qui nous préoccupe tous, la lutte contre les violences intrafamiliales. Je suis venue apporter mon soutien au nom de l'institution judiciaire pour cette belle action du barreau auprès d'une association qui se mobilise beaucoup", déclare la procureure de la République, Véronique Denizot, avant de préciser que les violences intra-familiales représente 30% des dossiers traités par la Justice à La Réunion. "Le harcèlement numérique, c'est un phénomène nouveau contre lequel nous avons du mal à lutter. La législation a changé pour tenir compte de l'évolution des réseaux sociaux et nous devons continuer à nous former pour comprendre comment repérer le harcèlement et lutter", ajoute-t-elle.
"À ma place, ce sera de permettre aux magistrats du Parquet de travailler le mieux possible, avec tous les moyens mis à leur disposition pour des procédures de qualité, des traitements rapides et un mécanisme de protection, un mécanisme de répression pour éviter les réitérations", conclut-elle.


