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Violences conjugales : De lourdes peines pour les auteurs

C'est une triste après-midi d'audience qu'a connu, une fois encore, le tribunal judiciaire de Saint-Denis lundi dernier. Les quatre audiences de comparution immédiate avaient un thème commun : la violence. A la barre, trois auteurs de violences conjugales et un jeune majeur qui avait frappé sa grand-mère. Une fois encore, le déclencheur est l'alcool.
Ecrit par Régis Labrousse – le samedi 19 mars 2022 à 16H34

Deux faits se sont déroulés dans les communes de Sainte-Suzanne et de Saint-Denis et les deux autres se sont passés à Sainte-Rose et Saint-André. Dans les deux cas, les auteurs ont eu toutes les peines du monde à reconnaitre leurs agissements. Il est apparu également que la jalousie, en plus de l'alcool qui est une constante, a été un élément déclencheur. 

Les deux lauréats ont 26 ans et 19 ans. Leurs profils sont différents : le premier a cinq mentions à son casier alors que celui du second est vierge. Le premier a bu et pour une histoire de jalousie, il bat sa compagne qui est enceinte.

Le second a également bu et s'en prend à sa petite amie de 18 ans qui vient d'avoir un enfant de lui. Les deux prévenus devaient répondre de violences sur plusieurs périodes de prévention. Le second était sous le coup d'une convocation devant la justice pour violences sur sa compagne. 

Domenjod pour l'un, bracelet pour l'autre

Tenant compte des personnalités de chacun et de leur parcours de vie, le parquet n'y est pas allé de main morte et a requis de lourdes peines : 30 mois de prison avec maintien en détention pour le premier et 20 mois de prison avec maintien en détention pour le second qui n'a pas de casier judiciaire.

Au moment du délibéré, les fortunes ont été diverses. Le plus âgé, déjà récidiviste, a été condamné à 30 mois de prison et a pris la direction du centre pénitentiaire de Domenjod à l'issue de l'audience.

Le second, qui a un travail, a été condamné à 12 mois de détention sous surveillance électronique avec un bracelet. Les deux ont interdiction formelle d'entrer en contact avec les victimes ou de paraitre à leurs domiciles. 

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