Vincent Defaud : "L'annulation de la taxe carbone était prévisible"

Après l'annonce ce matin de l'annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, le porte-parole des Verts Réunion n'aura pas tardé à réagir sur la question.
Selon Vincent Defaud, la décision des sages était prévisible après le récent épisode du sommet de Copenhague, déjà considéré comme un fiasco et un échec (Voir l'article "[Le fiasco de Copenhague]urlblank:http://www.zinfos974.com/Le-fiasco-de-Copenhague_a13226.html ") par la formation politique locale.
"Les sages du Conseil constitutionnel abondent dans le sens des critiques qu'avaient exprimé les Verts voilà quelques mois. Tarabiscotée, inefficace et inégalitaire, la taxe carbone allait à l'encontre de ce que pourrait être une fiscalité écologique juste" explique le membre de l'opposition à l'Etang-Salé.
Une contribution qui prendra en compte tous les modes de production d'énergie
Visiblement satisfait de cette décision, le membre de la liste écologiste aux prochaines Régionales estime qu'il est désormais temps de s'intéresser au principe d'une contribution Énergie-Climat. Une contribution, en remplacement de la taxe carbone, qui devra prendre en compte "tous les modes de production d'énergie" ajoute Vincent Defaud.
Électricité, agriculture intensive, transports routier et aérien, les différents secteurs économiques devront donc faire parler d'eux à travers une contribution plus juste en terme de fiscalité écologique, tout en prenant en compte les plus démunis : "Les ménages, surtout les plus fragiles, ne doivent pas être mis à contribution alors qu'on épargne les gros émetteurs de gaz à effet de serre."
Soulevant l'idée d'une atteinte au principe d'égalité devant l'impôt, le porte-parole des Verts précise également que le gouvernement a fait un faux pas en écartant l'électricité du dispositif et plus précisément les centrales thermiques, exonérées de taxe "alors qu'elles sont très émettrices de CO2, notamment pour celles qui fonctionnent au charbon".
Quant au Premier ministre, François Fillon, il n'a pas manqué d'annoncer immédiatement, dans les colonnes du journal Les Echos, un nouveau dispositif qui devrait tenir "pleinement compte des observations du Conseil constitutionnel", et qui sera présenté le 20 janvier prochain en Conseil des ministres.


