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Vidéo - Michel Barnier favorable à la suppression du droit du sol à Mayotte

Il est pour l’heure le seul candidat à la primaire Les Républicains à avoir fait le déplacement à La Réunion. Michel Barnier tente de convaincre des militants et sympathisants qui n’auront jamais eu autant de choix au sein de leur propre parti. Ils sont cinq (Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse) à se présenter à la primaire LR qui désignera le 4 décembre son candidat "présidentiable". Au cours d’un premier tour de chauffe ce vendredi à Saint-Denis, l’homme politique aux 48 années de vie publique a livré les contours de la France qu’il souhaite bâtir s’il venait à être élu en avril prochain.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le vendredi 12 novembre 2021 à 21H26

Dans les pas de Chirac

"J'ai été deux fois ministre de Jacques Chirac qui avait un attachement affectif à la France d’Outre-mer. J’ai partagé avec lui cette affection. 

Clin d'oeil à son parcours politique entamé très jeune

"J'ai toujours eu un attachement pour la culture du risque. Je me suis présenté la première fois à une élection quand j'avais 22 ans, en Savoie. 

Un tacle à Xavier Bertrand qui voulait s'affranchir de la primaire

"Je suis là depuis toujours. Certains sont partis avant de revenir, c'est bien. Les règles du jeu ont été bien établies par Christian Jacob. Je serai l'homme qui trouvera les mots et les gestes pour rassembler. La deuxième condition, c’est qu’il faut être unis. C'est vous qui avez dans la main ce vote et comme cela a été dit, je pense que si le bon choix est fait, j'espère être ce candidat dans un moment où notre pays ne va pas bien. Quand on cesse de ressembler à la France, on perd" 

Sur la place de la France dans le monde

"Notre pays ne va pas bien mais cela s'est aggravé depuis quelques années et pourtant nous sommes un grand pays avec une grande histoire. Une histoire dont je ne m'excuserais pas. Je ne ferais pas de repentance. Elle a sa lumière, nous la suivons comme nous avons une culture faite de toutes les cultures qu’il faut respecter, une langue le français, un siège au Conseil de sécurité de l'ONU et puis nous avons cette France de l’Outre-mer qui est une grande chance. Il y a aussi dans la France Outre-mer des hommes et des femmes qui sont de grandes figures"

La méthode Barnier

"Il ne se passe pas une journée durant cette campagne sans que j'apprenne quelque chose sur les propositions ou un regard me permettant de construire mon projet politique. Je n'aurais pas une gestion personnelle de l'Etat comme notre président actuel. On peut gérer nos défis collectivement. J'ai appris à écouter les gens. J'aurais cette méthode-là."

L'Outre-mer peut devenir une ambition européenne

"L'influence française ne se décrète pas, ne tombe pas du ciel mais il faut la construire tous les jours en comprenant les autres. Actuellement la France ne sait pas faire. Nous sommes le seul pays européen à être présent dans la Caraïbe, l’océan Indien et le Pacifique. Nous devons concrètement, logistiquement, économiquement, bâtir cette stratégie d’influence dans tous les domaines et rappeler notre attachement profond à la Nouvelle-Calédonie. Jamais on imaginerait la Chine ou les Etats-Unis ignorer ou ne pas s'appuyer sur ces territoires pour construire leur influence. Il faut que cette ambition-là ne soit pas seulement française. Cela peut-être aussi une ambition européenne et je vais convaincre les pays européens de s'intéresser culturellement, stratégiquement à ces territoires. L’Outre-mer est passé d'une logique de guichet à une logique de projet."

 

 

SUR LE SUJET : 

[Ses soutiens prédisent à Michel Barnier le même destin que Jacques Chirac]urlblank:https://www.zinfos974.com/Ses-soutiens-voient-en-Michel-Barnier-le-meme-destin-que-Jacques-Chirac_a175428.html
 

 

Un "électrochoc" en matière d'immigration et d'insécurité 

La méthode Barnier passera notamment par une "rupture" dans deux domaines : "l'insécurité" auquel s'ajoute "l'impunité" car la France dit-il, "ne sera pas en confiance et réconciliée avec elle-même". Il propose pour cela un "électrochoc" en matière d'immigration "aussi bien en France et en Europe dont la politique ne marche pas" et se prononce au passage pour la suppression du droit du sol à Mayotte. "Il faut redonner de la confiance et de la sérénité à notre pays."

 

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