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Vidéo – Le budget CINOR voté mais des économies à faire pour gonfler l’épargne brute

"C’est un budget de sécurité et responsabilité dans lequel les administrés des trois communes trouveront leur compte". Le budget principal de la Cinor, qui s’élève pour cette année à plus de 224 millions d’euros, a été voté ce jeudi par les élus réunis en conseil communautaire. La fiscalité est inchangée même si l’intercommunalité se prépare à faire des économies pour gonfler son épargne nette.

Ecrit par zinfos974 – le samedi 10 avril 2021 à 15H34

Le montant réservé à l’investissement avoisine les 69,4 millions € dont 35,6 millions € pour les transports et déplacements (réalisation du téléphérique Chaudron/Bois de Nèfles ou encore l’extension et réaménagement du port de Sainte-Marie), 16,6 millions € pour le développement économique et touristique, plus de 4 millions € à l’environnement ou encore plus de 2 millions € pour les dépenses liées à la GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations).

Concernant la section fonctionnement (155,4 millions €), les dépenses relatives à la compétence « Environnement » prévoient une enveloppe de plus de 35 millions €, en augmentation de 3,75% par rapport à 2020). Un montant qui comprend notamment la contribution de la CINOR (15,9 millions €) au SYDNE (Syndicat intercommunal de traitement des déchets du Nord et Est de La Réunion).

Les dépenses pour la section « Transports » sont en hausse de 0,35% pour s’établir à près de 42,5 millions € et celles liées à la gestion du personnel sont chiffrées à 25,9 millions €. Au niveau des dotations versées aux communes  membres, le montant actuel s’élève à 17,5 millions € (14,1 millions € pour Saint-Denis, 3,07 millions € pour Sainte-Marie et 376 235 € à Sainte-Suzanne) et la dotation de solidarité communautaire est maintenue au même niveau que 2016, soit 5,4 millions €.

Même si la CINOR conserve une épargne nette de l’ordre de 5,8 millions €, elle compte prendre des mesures dès cette année pour rétablir en 2022 une épargne nette plus importante afin de « ne pas obérer » sa capacité de recours à l’emprunt. Les taux de fiscalité, eux, ne bougeront pas.

Le point sur ce budget avec Maurice Gironcel, président de la CINOR :

 

« Un budget construit avec beaucoup de sérieux et qui a tiré des enseignements du passé », tient à préciser Didier Gopal, vice-président en charge de la commission finances de la collectivité, « à savoir être vigilant sur l’épargne nette et sur les dépenses ».

« Etre crédible auprès des banques »

« Je rappelle qu’on était à 10 voire 15 millions d’épargne nette, aujourd’hui on est à 5 millions. Déjà à l’époque en tant que vice-président de la commission finances, j’avais alerté les élus communautaires sur notre rythme de dépenses pour les choses totalement inutiles », tient à rappeler l’élu sainte-marien. Ce dernier se félicite malgré tout que ce budget 2021 ait été construit « dans la concertation ».

« C’est un budget qui est aujourd’hui prudent parce qu’on l’a dit, il faut être vigilant sur le maintien de l’épargne nette pour être crédible auprès des banques. Néanmoins, nous avons un encours de la dette rapporté à l’épargne brute qui est de 6 ans, un taux crédible alors que d’autres collectivités sont à 12/13 ans », poursuit-il.

 

« Des investissements plombés » selon Alexandre Laï Kane Cheong

De son côté, Alexandre Laï Kane Cheong s’inquiète de « l’optimisme » de la présidence de la CINOR sur ce budget, plus particulièrement sur une épargne nette divisée presque de moitié en 4 ans. « Il y a encore cinq années à tenir », rappelle l’élu sainte-suzannois « et la plupart des investissements faits cette année seront plombés par le port de Sainte-Marie et le futur transport par câble de Bellepierre-La Montagne ».

Le conseiller communautaire s’inquiète également de l’encours de la dette sur le budget de l’eau, qui avoisine les 15 années. S’il n’est pas contre le fait que la CINOR investisse dans ses réseaux, il demande à cette dernière « de réunir les fermiers autour d’une table ». Sur l’attribution de 15 € accordée au SYDNE, il s’interroge sur les 536.000 € provisionnés cette année pour l’installation de stockage de déchets ultimes de Franche-Terre, « dont plus de 200.000 € de frais d’études ».

 

 

 

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