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À Victorin Lurel

Ecrit par zinfos974 – le mardi 15 octobre 2013 à 10H51
Monsieur le Ministre,
Permettez-nous de rappeler l’étymologie de votre portefeuille, rue Oudinot.
Minister, en latin, signifie serviteur.
Alors, svp, venez à La Réunion en tant que serviteur de ce lointain département d’outre-mer.
Nous avons eu de très bons échos de vos fonctions d’homme politique en Guadeloupe.
Ayez, également, du respect et de la considération pour les Français ultramarins que nous sommes aussi.
La construction d’une route est toujours un moyen de mettre en relation deux villes sur un territoire, comme par exemple ici, notre très belle route de Cilaos qui relie Saint-Louis à la ville éponyme difficile d’accès du cirque sudiste.
Le but ici, en aucun cas, ne doit être d’enrichir considérablement et au-delà du possible et du raisonnable des transporteurs ou le groupe Eiffage (dont le directeur est un homme fort sympathique) qui a réalisé le magnifique ouvrage de Millau.
Inutile d’avoir les yeux plus grands que le ventre !
La Réunion n’a nul besoin d’une NRL dont les coûts dépassent l’entendement à un point tel que la voie réservée au TCSP lors de Matignon II a finalement été purement et simplement supprimée du projet.
Mais le plus grave dans tout ça, Monsieur le Ministre, c’est que ce projet repose sur un monstrueux mensonge : la Région elle-même avoue qu’aucune étude préalable digne de ce nom n’a été faite avant le choix dictatorial imposé par l’État de ce projet NRL.
C’est se fiche grandement des Réunionnais.
Le choix final, en 2006, a été fait quand Villepin était Premier ministre, Perben ministre de l’Equipement, Baroin ministre des Dom et Masson directeur de notre DDE.
Tous ces grands personnages de l’État ont uni leurs compétences pour flouer La Réunion.
Car, maintenant, sauf à continuer à vouloir prendre les Réunionnais pour des canards sauvages, il faudra faire marche arrière toute et réaliser rapidement une étude comparative sérieuse des deux autres tracés préconisés par le CESER : la route à mi-hauteur en montagne et la voie en tunnels.
Trois ans de perdus irrémédiablement depuis la dernière élection régionale.
La réalisation d’un tel ouvrage entraînerait l’abandon d’autres réalisations plus urgentes et plus importantes : le boulevard Sud à modifier en premier lieu, la route des Plaines, la darse du Port Est, l’aéroport de Gillot, des milliers de logements.
Nous espérons pouvoir compter sur vous, Monsieur le Ministre.
Armand GUNET
« Réagissons ! »

 

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