Vergès devra remercier Franco
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Les sondages le mettent en tête. S’il était élu, Paul Vergès devra dire un grand merci à Antoine Franco
L’éventuel succès de Vergès –ce que nous sommes nombreux à contester- s’expliquerait de différentes manières. A commencer par sa propre campagne . Mais aussi par l’attitude de l’opposition. Sur ce point, le comportement d’Antoine Franco résume bien la situation.
Franco a ciblé d’entrée de jeu Vergès. Sur n’importe quel sujet lié à l’élection, il a ramené Vergès sur le tapis. Franco a donc contribué à bâtir la notoriété du président sortant. Mieux, il lui a donné l’image d’une victime. Dans un mouvement de balancier, le président sortant a bénéficié d’un reflexe de solidarité.
Franco a utilisé toutes sortes d’arguments. Il en a inventé. Il a utilisé des éléments erronés (il a commencé par dire que Françoise Vergès touchait 14.000 euros avant de reconnaître que ce n’était que 7.000). Il a sauté d’un argument à l’autre : contre le Tram-Train il était pour une système de bus avant de se dire favorable à un train suspendu. Cette absence de logique a rendu incohérente l’argumentation. Celle-ci est devenue peu lisible.
Franco est passé d’un soutien à un autre. Il a soutenu Arnachallum puis Didier Robert avant d’appeler à voter pour les petites listes. Maintenant il se mobilise pour Vergoz. Il a eu une attitude de chien fou à l’image de l’opposition à Vergès qui n’a jamais su se stabiliser.
Franco démolit mais propose peu.
Franco a cristallisé le débat autour de quelques questions : la MCUR, le tram-train, la continuité territoriale, les dépenses de la Région. Il est passé à côté de questions comme l’emploi, la formation, les NTIC etc. Les questions essentielles ont été escamotées. Ce non-débat a profité à l’Alliance qui n’est pas interpellé sur l’essentiel.
Franco c’est un mélange de sectarisme, de dogmatisme, d’obscurantisme et de démagogue. Il a contribué à mettre Vergès singulièrement en lumière. Comme toute l’opposition qui n’a pas réussi à se sortir de ce piège.
Lucille PELOPS


