Venezuela : de fortes explosions entendues à Caracas

La capitale vénézuélienne a été secouée par au moins sept fortes explosions, accompagnées de bruits d’avions volant à basse altitude, un événement qui a provoqué l’inquiétude des habitants et accentué le climat de tension politique et diplomatique dans le pays.
Alors que de puissantes explosions ont été entendues dans la nuit à Caracas, capitale vénézuélienne, le président Nicolás Maduro se dit parallèlement prêt à rouvrir le dialogue avec les États-Unis, notamment sur le narcotrafic et le pétrole.
Selon des témoins, les explosions ont débuté vers 2 h du matin ce samedi 3 janvier, provoquant des coupures de courant dans certains quartiers du sud et de l’est de Caracas, tandis que des images de fumée et de flammes circulent sur les réseaux sociaux. L’origine précise de ces explosions n’a pas été confirmée par les autorités locales.
Ces incidents surviennent dans un contexte déjà marqué par des tensions accrues entre le Venezuela et les États-Unis, après une campagne de pression menée par Washington, incluant des frappes militaires contre des embarcations et une opération de drone attribuée à la CIA visant une zone portuaire utilisée par des trafiquants présumés. Caracas dénonce ces actions, estimant qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation politique et d’une attaque contre sa souveraineté.
« Le Venezuela est prêt pour des investissements américains »
Malgré ce contexte conflictuel, le président vénézuélien Nicolás Maduro avait affirmé, hier, sa volonté d’engager le dialogue avec les autorités américaines. Dans une interview diffusée à la télévision d’État, il a indiqué que Caracas était prête à discuter sérieusement avec Washington de la lutte contre le trafic de drogue, tout en restant ferme sur ses positions concernant le respect mutuel et les intérêts nationaux. « Si les États-Unis veulent discuter sérieusement d’un accord pour lutter contre le trafic de drogue, nous sommes prêts… et si ils veulent du pétrole, le Venezuela est prêt pour des investissements américains », a-t-il déclaré, mentionnant notamment le groupe pétrolier Chevron comme exemple possible de coopération.
Nicolás Maduro a toutefois renouvelé ses accusations contre les États-Unis, affirmant que la pression américaine visait à renverser son gouvernement et à s’emparer des vastes réserves de pétrole du pays, qui sont parmi les plus importantes au monde.


