Une rentrée scolaire chaotique à Mayotte après le cyclone Chido

Entre établissements endommagés, rotation des classes et inquiétudes sur l'état psychologique des élèves, la reprise des cours ce lundi 27 janvier se fait dans des conditions particulièrement difficiles pour les 115.000 élèves de l'île aux parfums. 1.200 élèves ont quitté Mayotte pour être scolarisés dans d'autres départements, dont 422 à La Réunion.
Un mois et demi après le passage dévastateur du cyclone Chido, qui a frappé Mayotte avec une violence inédite en décembre dernier, les élèves retrouvent progressivement le chemin de l’école. Prévue initialement le 13 janvier, puis repoussée deux fois en raison de dégâts matériels et logistiques, la rentrée scolaire s’effectue finalement ce lundi 27 janvier par rotation, laissant planer une atmosphère de "bricolage" dans les 221 écoles de l’île.
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Selon le rectorat, 45 écoles primaires et 4 établissements secondaires restent fermés pour cette rentrée scolaire en raison de dommages structurels importants. Pour pallier ce déficit, des systèmes de rotation et des structures temporaires ont été mis en place. « L’objectif est de rétablir au plus vite un contact avec les élèves, même dans des conditions imparfaites », explique le ministère de l’Éducation.
Pourtant, les inquiétudes sont nombreuses. L’hygiène dans les locaux délabrés, le manque de fournitures scolaires et l’absence de conditions de sécurité satisfaisantes suscitent la colère des parents et des enseignants.
422 élèves scolarisés à La Réunion
Le cyclone Chido, suivi de la tempête Dikeledi, n’a fait qu’exacerber les fragilités d’un système éducatif déjà en crise dans ce département français, où près de la moitié des habitants ont moins de 18 ans et où le français est loin d’être une langue maîtrisée par tous. À ce jour, 1.200 élèves, dont 422 à La Réunion ont effectué leur rentrée scolaire en dehors de Mayotte.
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Face à ces défis, les autorités déploient des dispositifs de soutien psychologique, tandis que l’Agence régionale de santé a mobilisé trois cellules médico-psychologiques pour accompagner élèves et enseignants. Par ailleurs, des renforts logistiques et humains, incluant des personnels éducatifs venus d’autres académies, s’efforcent d’aider à la reconstruction des établissements endommagés.
Mais la reprise, bien que symbolique, peine à masquer les failles. Il faut dire que les dégâts sont tels que cette rentrée n’est qu’une première étape dans une reconstruction qui s'annonce particulièrement longue.


